Ce sont elles qui réalisent, aux côtés des franchisés, le chiffre d’affaires et qui assurent la réussite du concept. Elles étaient 40, les 40 meilleures du réseau Esthetic Center, le 29 juin dernier, à se retrouver aux Galeries Lafayette, à Paris, autour de Miss France. Elles…Ce sont les esthéticiennes du réseau Esthetic Center, réunies pendant une journée riche en surprises, après avoir remporté les challenges commerciaux mis en place par l’enseigne. A leurs côtés, Didier Tournon, Directeur réseau, que l’Observatoire a interviewé. Entretien.
Mélanie Kessous : Le 29 juin dernier, 40 esthéticiennes du réseau ont vécu une journée très particulière entre une rencontre avec Miss France, égérie du réseau, et une soirée privatisée dans la discothèque du Queen, à Paris. La motivation est-elle une des clés de la réussite du réseau ?
Didier Tournon :
Nous avons effectivement mis en place plusieurs outils de motivation. Ils permettent d'accroître la performance commerciale des 1000 esthéticiennes travaillant pour les instituts de nos franchisés. Nos franchisés en bénéficient et peuvent ainsi plus facilement motiver leurs équipes. Nous organisons des challenges Internet et d'autres opérations de motivation telles que la Saga des Esthéticiennes qui permet de mettre en lumière, au travers d'un clip vidéo et d'un véritable reportage interne, les esthéticiennes ayant réussi à réaliser au moins 8000 euros de chiffre d'affaires hors taxe par mois.
M.K. : L'image du réseau a beaucoup évolué ces huit dernières années, comment l'expliquez-vous ?
D.T. :
Il y a 8 ans, au moment de son rachat, notre réseau était assez décrié par la profession et les esthéticiennes étaient réticentes à venir travailler chez nous. Aujourd'hui, notre image a considérablement évolué tout comme nos prestations. Nous avons su capitaliser sur nos services et sur notre quête permanente d'innovation. Nous avons réussi, en étant les premiers à proposer des prestations sans rendez-vous, à nous adapter aux modes de consommation. Mais n'oublions pas que seules 8% des Françaises fréquentent régulièrement un institut de beauté. Notre potentiel de progression est donc énorme.
M.K. : Votre réseau compte désormais près de 180 instituts et vous venez d'engager un responsable immobilier. L'emplacement commercial constitue-t-il le nerf de la guerre ?
D.T. :
Esthetic Center s'est fortement développé. Aujourd'hui, nous possédons 33 centres à Toulouse, ville d'origine du réseau. Nous avons déjà 5 centres à Marseille ainsi qu'une vingtaine d'instituts à Paris et en région parisienne. La recherche d'emplacement est un challenge délicat, notamment au sein de la capitale. C'est pour cela que nous avons engagé, il y a 4 mois, un responsable immobilier qui consacre 80% de son temps à la recherche de locaux sur Paris. Nous estimons à 500 centres notre maillage définitif. Il nous reste donc encore beaucoup d'emplacements à dénicher. Pour compléter notre développement, nous menons des expériences de pénétration. Ainsi, nous commençons à viser les petites villes de 5000 habitants, une cible où nous n'aurions jamais implanté d'instituts il y a encore deux ans.
Nous nous développons aussi grâce à la multi-
franchise. Aujourd'hui, au sein du réseau, les 2/3 des franchisés gèrent plusieurs points de vente. C'est là, le meilleur instrument de mesure de la satisfaction au sein de notre réseau. Notre plus gros multi-franchisé dirige à lui seul 11 unités. Nous favorisons aussi la promotion interne. Ainsi, nombre des esthéticiennes en poste accèdent, grâce à notre aide, à
la franchise.
M.K. : Le réseau se développe aussi à l'étranger. Où en êtes-vous hors de nos frontières ?
D.T. :
Aux USA, le modèle va pouvoir être dupliqué après un test réussi. Le réseau s'y développe sous la marque BEAUTY FULL DAYS. En Belgique, notre concept a très bien démarré et d'ici décembre, ce pays comptera trois instituts. Enfin, en Espagne, nous avons déjà deux centres et nous inaugurerons en septembre une unité de 150 m² au cœur de Barcelone, une ville où le réseau pourrait potentiellement atteindre 50 instituts. Nous allons dans un premier temps axer notre développement en catalogne puis nous élargirons à l'Espagne entière.
M.K. : 2500 indépendants ont disparu en 2010. Et l'hémorragie se poursuit. N'y a-t-il pas là un vivier intéressant de franchisés ?
D.T. :
Bien entendu. C'est pour cela que nous avons pensé à une offre spécifique qui va permettre à ces indépendants de rejoindre notre réseau dans des conditions avantageuses. Cette formule souple va permettre aux indépendants en proie à des difficultés de bénéficier de notre notoriété et de notre expertise avec un investissement réduit et étalé dans le temps, de l'ordre de 12 à 15 000 euros. Dès septembre, nous allons présenter ce projet, qui constitue véritablement un partenariat gagnant/gagnant, aux indépendants. Nous espérons signer une centaine de contrats de ce type sur l'année à venir.
Propos recueillis par Mélanie Kessous