Franchisé Pomme de Pain depuis 2006, Moadab Massoud possède aujourd’hui trois restaurants dans la capitale. Entrepreneur dans l’âme, il nous raconte son parcours et ses premières années sous enseigne.
Samuel Burner : Vous êtes aujourd'hui à la tête de 3 restaurants
Pomme de Pain ? Quel a été votre parcours personnel avant de rejoindre l'enseigne ? Pourquoi avez-vous décidé de vous lancer, en rejoignant une enseigne ? Et non, pas comme un simple indépendant ?
Moadab Massoud :
Après un diplôme de sociologie, je me suis reconverti dans le domaine de l'informatique. Puis en 1995, je me suis mis à mon compte et j'ai ouvert une sandwicherie. En 2001, j'ai recréé une affaire similaire dans le quartier des Halles à Paris. J'ai piloté ce restaurant jusqu'en 2005. Je me suis alors rendu compte que le chiffre d'affaires restait stable. Je suis alors devenu convaincu que le développement d'un tel point de vente ne pouvait passer que par l'exploitation d'une enseigne.
S.B. : Pourquoi avoir choisi Pomme de Pain? Qu'est-ce qui le différencie des autres réseaux concurrents selon vous ?
M.M. :
Très rapidement, je me suis rendu compte qu'en tant qu'indépendant, j'avais peu d'espoir de faire progresser mon business. Car je ne disposais d'aucun outil de gestion intégrée par exemple. Quand on est indépendant, on doit se débrouiller seul pour tous les aspects : achats, marketing, produits...
J'avais déjà travaillé chez Pomme de Pain, avant de
devenir franchisé. A l'origine quand j'ai songé à me lancer en
franchise, je me voyais plus intégrer une chaîne américaine comme McDonald's ou KFC mais j'avais déjà d'excellents rapports avec le
staff de Pomme de Pain.
Un des gros points forts de Pomme de Pain consiste en ses produits : leur originalité et leur variété. Chez Pomme de Pain, nous sommes pleinement dans l'univers de la sandwicherie et de la restauration rapide à la française. De plus, chaque produit est fait à la demande du client, ce qui est un vrai plus. Par ailleurs, Pomme de Pain est un vrai franchiseur, avec une réelle assistance et un savoir-faire terrain. Cela a compté aussi pour moi.
S.B. : Pouvez-vous nous raconter vos débuts avec Pomme de Pain ?
M.M. :
J'ai ouvert mon premier Pomme de Pain en mars 2009, juste à côté de la Gare de Lyon. J'avais alors une expérience de commerce de centre-ville. Ce restaurant dispose d'un emplacement un peu atypique dans une galerie marchande. En mars 2009, mon deuxième Pomme de Pain a ouvert ses portes dans le 13ème, à proximité de la Bibliothèque Nationale, dans une nouvelle zone d'activité tertiaire. J'ai pris alors un petit risque car il s'agissait d'un quartier récent Ce restaurant est implanté sur une surface de 200 m², dont 150 m² sont dédiés à la clientèle. Ma 3ème unité a été inaugurée quelques mois après, en juin 2009, rue de la Boétie (8ème). Je suis à l'origine de ce projet d'entreprise mais réaliser l'ouverture de ces 3 points de vente est devenu possible avec le concours de mon ami et associé Monsieur Pourmomen.
S.B. : Qu'est qui a poussé à ouvrir 3 points de vente en si peu temps ? Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
M.M. :
Dans ce type d'investissement, cela commence vraiment à devenir intéressant quand on possède 2 à 3 restaurants. Mon premier point de vente de la Gare de Lyon fonctionne aujourd'hui très bien mais n'a pas encore atteint à son potentiel maximum. Car je suis persuadé qu'il existe un beau marché à prendre sur cette zone avec une activité de livraison. Pour mes 3 unités, je table sur un retour sur investissement à cinq ans, avec un chiffre d'affaires moyen par unité compris entre 500 000 et 600 000 €.
A titre personnel, je n'exclus pas d'ouvrir de nouveaux points de vente Pomme de Pain dans les prochaines années.