Mélanie Kessous, ses contributions (173)
Journaliste spécialisée | Observatoire de la Franchise
Créer sa franchise dans le secteur immobilier
Publié le 24.09.2012
Avec un déséquilibre croissant entre l’offre et la demande, des acheteurs attentistes et des délais de vente qui explosent, le secteur immobilier souffre de la conjoncture économique. Pour autant, les Français ont toujours besoin de se loger et les enseignes nationales continuent de se développer.
Limités par leur pouvoir d’achat et anxieux de l’avenir, les français sont attentistes. Avec deux conséquences : une baisse de 15% du volume des transactions sur le 1er semestre 2012 et un allongement des délais de vente qui passent de 70 à 92 jours (source ORPI). Enfin, il existe un écart important entre le prix souhaité par le vendeur, le prix de mise en vente et le prix vendu au réel. L’agent immobilier a donc une mission primordiale : celle d’aider les vendeurs à fixer le juste prix des biens. Dans un marché tendu, il apporte son expertise. « L’agent immobilier intervient comme un sachant indispensable. La connaissance de son environnement et des critères de sa zone de chalandise vont lui permettre de faire se rencontrer l’offre et la demande, au juste prix », estime Bernard Cadeau, Président d’Orpi.
Immobilier : se lancer, oui, avec l’aide d’un réseau
Fabrice Houlé, Directeur du groupe Mon Département Immobilier, estime qu’aujourd’hui « créer son agence immobilière sans soutien ni formation n’est pas chose simple. Le marché est attentiste, le volume des transactions est faible. Travailler en réseau permet de faire des affaires en commun. » Se lancer aux côtés d’une enseigne permet donc de bénéficier de méthodes, d’outils et d’un accompagnement qui font la différence dans un contexte économique défavorable. Au sein du réseau Mon Département Immobilier, le parrainage en agence dure trois semaines. Les adhérents profitent également d’un accompagnement de deux semaines au sein de leur point de vente. L’enseigne Guy Hoquet s’est quant à elle lancée dans un processus de certification de son réseau. "Avec le dispositif de certification Qualicert, mesuré notamment au travers d’audits basés sur 36 critères et validant nos prestations de services par un organisme externe et indépendant, nous voulons instaurer un ‘label qualité’ des agences immobilières. Un gage de transparence et de professionnalisme qui nous semble indispensable à l’exercice de notre métier au regard des attentes de nos clients », indique Frédéric Monssu, Directeur Général de Guy Hoquet l’Immobilier. Les services aux clients ne sont pas oubliés. Laforêt Immobilier propose par exemple, jusqu’au 31 décembre, un service exclusif et différenciant destiné à garantir les biens immobiliers anciens contre les vices cachés et à tranquilliser les acquéreurs. Autant d’avantages dont les particuliers se passent lorsqu’ils traitent sans intermédiaire.
En 2011, on recensait 56 réseaux dans le secteur de l’immobilier (contre 50 en 2010) et 4010 franchisés (contre 4081 en 2010). Difficile de faire son choix parmi tous ces acteurs… L’Observatoire a sélectionné cinq réseaux ayant adopté un positionnement très différent.






