Le marché de l'occasion : un secteur porteur en franchise

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Quand on voit l’ampleur d'un site Internet comme Le Bon Coin, on se dit que, forcément, le marché des biens de consommation d’occasion a de beaux jours devant lui.

Auparavant perçu comme un moyen pour moins dépenser, l’achat d’occasion semble désormais s’inscrire dans une logique du consommer « responsable ». Mieux, les freins sociaux semblent peu à peu se lever. Ainsi, les consommateurs ne perçoivent plus l’achat de biens d’occasion comme une pratique dévalorisante.

Quelques chiffres sur le marché de l'occasion

Entre 2013 et 2015, selon le cabinet d’études Xerfi, le chiffre d’affaires des biens d’occasion a augmenté de 3,8%, alors que dans le même temps la consommation des ménages a seulement progressé de 1,6%. En 2015, les ventes de biens de consommation d’occasion devraient atteindre les 5,8 milliards d’euros, soit 1% du commerce de détail dans son ensemble. Le marché de l’occasion devient donc une vraie tendance et la marge de progression est énorme, puisque, selon Xerfi, 47% des Français n’ont pas encore été conquis par l’achat d’occasion. « C’est 8 points de plus qu’au Royaume-Uni et 12 de plus qu’en Allemagne », explique l’enquête baptisée « Le marché des biens de consommation promis à un bel avenir ».

Les différents acteurs du marché des biens d’occasion

Sur le secteur des biens de consommation d’occasion, Internet a pris de l’ampleur et représente actuellement 30 à 35% des ventes selon Xerfi. Sur le devant de la scène, le portail Le Bon Coin. Créé il y a neuf ans, son chiffre d’affaires a progressé de 27,5% entre 2013 et 2014. Le site totalise désormais 5 millions de visiteurs uniques chaque jour. Souhaitant surfer sur cette tendance de la seconde main, des acteurs Web se sont lancés sur des créneaux spécifiques. Ainsi, Vestairecollective.com et videdressing.com ont fait de la revente des vêtements et d’accessoires d’occasion de luxe leur coeur de business. Instantluxe.com a choisi de se dédier à la vente d’accessoires haut de gamme. Face à la montée en puissance d’Internet sur ce secteur, les acteurs traditionnels, qui représentent tout de même 65 à 70% des ventes, affinent leur stratégie. Les points de vente d’achat-vente et de dépôt-vente, qui représentent 9 à 11% des ventes en valeur, se multiplient. Grâce à la franchise. Un mode de développement choisi par quatre grands acteurs du secteur : Cash Express, Cash Converters, Easy Cash et Troc.com. La franchise leur permet de mailler efficacement le territoire sans engager de fonds propres et d’augmenter leur notoriété. Et afin de toucher une clientèle plus large, ces enseignes ont compris l’intérêt d’adapter leur magasin pour les implanter en centre-ville tout en élargissant la gamme de services proposés.

Les enseignes de biens neufs s’engouffrent peu à peu sur ce marché des biens d’occasion, soucieux de passer à côté d’une belle opportunité. Mr Bricolage a ainsi lancé le site Internet La Dépanne.fr. Décathlon organise chaque année le Trocathlon dédié à la vente de matériel sportif d’occasion. Attention toutefois pour ces réseaux à ne pas « cannibaliser leur offre de produits neufs et à brouiller leur positionnement », précisent les auteurs de l’étude Xerfi.

Quel investissement pour créer sa boutique en franchise ?

Il est possible d’ouvrir un point de vente dédié à la vente de biens d’occasion avec 50 000 euros d’apport, pour un format city nécessitant donc un local de taille restreinte en centre-ville. Plus globalement, ce secteur d’activité requiert un investissement global allant de 180 à 450 000 euros selon les enseignes et leur concept. L’apport personnel variant quant à lui de 50 à 150 000 euros environ.

Quel profil de franchisés

Pour réussir sur ce secteur, le franchisé doit avant tout être impliqué dans son business. Le profil "grande distribution" n'est pas obligatoire mais apprécié car il faut avoir des talents d’acheteur et de négociateur. Les enseignes recherchent des candidats motivés, ayant de fortes qualités relationnelles, avec de réelles compétences en commerce, management et gestion de centre de profit.

Yannick Navarro est franchisé de l'enseigne Cash Express. Découvrez son témoignage ici.

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