Interview franchise Speedy

Un entretien avec René Prévost de la franchise Speedy

René Prévost - le

: René Prévost, pouvez vous faire l’état des lieux du développement de votre enseigne ?

René Prévost : Le groupe compte en France, à ce jour, 349 centres intégrés, 128 centres en franchise. Des chiffres auxquels il faut ajouter 11 points de vente dans les Dom Tom, 22 aux Pays-Bas, 11 au Maroc et en Belgique, 10 en Hongrie, 22 en Turquie, 1 en Algérie et au Sénégal, et 2 en Suisse.
A ces centres, il faut également ajouter les camions d’intervention chez le clients : Speedy Glass (45 camions) et Speedy Feet (10 véhicules). Ces derniers sont destinés à l’entretien et au remplacement des pneus des parcs de véhicules, notamment chez les loueurs.
Concernant notre développement, en 2008, nous avions prévu d’ouvrir une dizaine de centres, 12 ont été réalisés. Cette année, notre objectif est d’une douzaine d’ouvertures en France. Je pense que nous en ouvrirons une quinzaine. A l’export, nous réaliserons le même score, avec sans doute l’ouverture d’un nouveau pays.

En France, vous développez et gérez des centres en propre et en franchise. Quelle politique de développement avez-vous mis en place à l’export ?

A l’export, nous travaillons exclusivement avec des masters sélectionnés parmi des groupes très impliqués dans nos métiers, organisés, modernes. Il faut que notre partenaire apporte beaucoup d’attributs dans la corbeille de la mariée. Il doit s’impliquer fortement dans la gestion et le développement du réseau. Cela donne naturellement plus de sécurité et permet d’aller plus vite dans le développement international.

Nous traversons depuis quelques mois une crise financière et économique grave. Quelles sont ses implications dans vos métiers ?

Nous n’avons pas encore assez de visibilité pour ce qui concerne l’année 2009, mais il est clair que le marché de l’automobile subit une crise réelle, qui touche en tout premier lieu les constructeurs et les équipementiers. La durée de vie des véhicules s’allonge. Elle est de 7,6 ans à l’heure actuelle et va certainement passer à 8 ans. Pour rentabiliser les concessions, qui sont de vraies “cathédrales”, il va falloir faire des efforts sur les prix, les marges vont donc baisser, alors que les charges, (loyers, taxes...) ne baissent pas, voire augmentent.
Concernant nos métiers, je ne dirais pas que la crise est favorable, mais le marché de l’entretien automobile s’élargit, compte tenu de l’allongement de la durée de vie des véhicules. Les baisses de rentabilité doivent être compensées par de nouvelles activités, ce que nous avions pressenti en créant il y a environ 18 mois Speedy Glass. C’est une offre qui permet aux centres de bénéficier d’un chiffre d’affaires complémentaire.
Par ailleurs, il faut innover en matière de communication, fidéliser les clients, cela fait partie des actions que nous menons auprès de nos partenaires.
Ce que je note comme différence essentielle dans une période comme aujourd’hui, c’est que la gestion de l’entreprise, l’analyse des résultats, des progressions... se fait au mois par mois. Avant, nous avions une visibilité supérieure à 6 mois, maintenant, nous devons être réactifs et donc disposer d’outils de gestion performants pour sortir des résultats fiables en permanence afin d’adapter nos politiques. Ce qu’un grand groupe comme le nôtre est capable de faire. Par ailleurs, notre métier évolue également, compte tenu de la sophistication de plus en plus poussée de l’électronique intégré dans les véhicules. Il y a 10 ans, n’importe qui pouvait faire un diagnostic sur un véhicule. Aujourd’hui, il faut investir dans des outils informatiques de contrôle. Speedy a les moyens de suivre ces évolutions, beaucoup de nos concurrents n’arrivent pas à suivre. C’est également un atout puisque notre parc de centre est déjà équipé, nos équipes formées. La concurrence ne peut pas toujours en dire autant. 2009 sera également une année de mise à niveau. Nous allons, si j’ose dire, “profiter “ de la crise pour former nos équipes, améliorer les compétences du réseau.
D’autre part, la situation actuelle aura sans doute un impact important sur des secteurs d’activité, mais cela correspond, comme lors de chaque crise, à une remise à niveau des secteurs, des métiers. Des groupes comme les nôtres sont moins fragiles, puisque nous nous appuyons sur nos centres propres et un réseau de franchise.

La franchise est-elle ressentie par les créateurs d’entreprise comme un bon moyen de résister à une crise ?

Oui, bien entendu, être adhérent à un réseau bien organisé permet de mieux résister à une crise comme celle que nous traversons. Il faut naturellement que le franchiseur soit expérimenté, bien organisé... Les franchisés bénéficient d’outils, de services, de formations, auxquelles n’ont pas accès des indépendants, sauf à investir lourdement. Et en période de crise, cela n’est pas toujours envisageable.
Alors, il est évident que les entrepreneurs prennent plus de précautions dans le choix de leur franchiseur partenaire. Le profil des candidats évolue. Les candidats ne se lancent plus au hasard. Ils réfléchissent...
En 2008, nous avions une moyenne d’une centaine de candidats chaque mois. En décembre dernier, nous avons reçu 2 dossiers ! Depuis le début janvier, nous retrouvons un rythme quasi normal. Mais les candidats sont de plus en plus nombreux à rechercher une reprise de centre existant. C’est naturellement plus rassurant pour eux. Reprendre un centre en activité donne une meilleure visibilité qu’une création pure.

Vous allez créer une quinzaine de centres cette année. Les banques vont-elles vous suivre et participer à leur financement ?

Nous regardons avec beaucoup d’attention l’attitude des banques pour le financement des créations de points de vente. A priori, nous ne devrions pas souffrir de leur possible frilosité, puisque nous sommes nous mêmes très attentifs au montage du dossier et la qualité de notre réseau est une bonne garantie qui rassure les organismes financiers.

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