Infos du
20/12/2002

CAP
Habitat est une entreprise spécialisée dans la rénovation de toitures,
charpentes... Pour son dirigeant,
Patrick Milono, CAP HABITAT, c’est avant tout l’envie de créer un réseau
solide et de référence. Pour ce faire, il veut utiliser pour le
développement durable de son réseau tous les moyens à sa disposition,
notamment financiers, grâce à l’aide d’investisseurs connus.
Un entretien avec
Patrick Milono-Flattin
Dirigeant fondateur de
l'enseigne Cap Habitat
Yves
SASSI : Vous lancez un réseau de franchise sur un marché qui semble
encore inexploité. Quels sont les éléments qui vous ont décidés ?
Patrick
Milono-Flattin
: Nous
sommes sur un marché immense. Il concerne
10 millions de maisons individuelles, dont plus de 75% ont été
construites avant 1981. Notre métier, jusqu'à présent
est réalisé par environ 500 entreprises sont près de la moitié
sont des entreprises individuelles ou des artisans.
D'autre part, nous ne
proposons pas la reconstruction d'une charpente, ce que peu de
particulier souhaitent engager, sauf exceptionnellement, compte tenu du
coût et des désagrément que cela entraîne. Nous avons mis au point des
techniques d'entretien et de rénovation qui permettent aux charpentes et
aux tuiles de retrouver une solidité et une étanchéité totales.
J'ai créé l'entreprise
parce que je me suis rendu compte que le secteur était mal exploité, que
les artisans qui intervenaient n'étaient pas spécialisés et qu'il ne
pouvaient donc pas proposer un service rapide.
Il faut savoir que
notre intervention dure une à deux journée, qu'elle n'entraîne
pratiquement pas de dérangement pour les personnes qui habitent la
maison et que le coût est tout à fait raisonnable. A titre d'exemple,
une rénovation de toiture est facturée en moyenne 2.200 Euros. Un
assèchement de mur, 3.000 Euros et un assainissement de charpente, 2.200
Euros.
La création d'un réseau de franchise
nécessite une mis en place stricte si on le veut pérenne. Quelles mesure
avez vous prises pour garantir à vos futurs partenaires un développement
sain ?
Patrick
Milono-Flattin
: Je suis parfaitement
conscient que le lancement d'une franchise nécessite un réel
professionnalisme. Lorsque j'ai commencé à étudier le projet,
j'ai rencontré beaucoup de monde et j'ai décidé de m'entourer
de spécialistes reconnus pour organiser le département franchise
et apporter des services de qualité à mes futurs partenaires.
J'ai toujours été convaincu que pour
réussir, il fallait savoir s'entourer !
J'ai demandé à Jean-Michel Illien d'être
notre conseil. Il est membre Expert de la fédération Française de la
franchise, connu et reconnu dans ce domaine. Il est donc en charge de
mettre en place l'ensemble des procédures. D'autre part, nous avons
choisi Maître Hubert Benssousan, également membre de la fédération de la
Franchise. Il a réalisé le contrat, en collaboration avec Jean-Michel
Illien. Enfin le groupe Fiducial fait également partie de nos
partenaires.
Sur le plan technique, nous avons, parmi
nos associés des fabricants de produits liés à notre activité. C'est
également un élément très fort dans notre mise en place.
Enfin, comme tout entrepreneur, j'ai envie
d'aller vite, mais il n'est pas question de brûler les étapes. Notre
objectif pour 2003 est d'ouvrir 2 nouvelles agences. Nous passerons
ensuite à la vitesse supérieure. Le secteur est encore vierge, atomisé
et nous sommes les premiers à nous y intéresser. Il ne faut donc pas
trop traîner non plus !
Quel est le profil de vos futurs
partenaires ?
Patrick Milono-Flattin
: En priorité, notre métier est un
métier de commercial. Nos franchisés doivent être des commerciaux,
capable de démarcher les clients. Ce ne sont pas forcément des
professionnels de la branche. Je dois avouer que je n'ai pas vraiment
envie d'expliquer à quelqu'un qui a déjà son vécu professionnel qu'il
faut changer ses méthodes. On sait très bien que c'est toujours
compliqué. J'insiste, le plus important dans notre concept, c'est la
vente.
Je précise que la moyenne de nos
commerciaux est d'environ 23.000 Euros par mois. Lorsque je n'avais que
cette activité, je réalisais plus de 68.000 Euros !
Pour aider nos commerciaux et nos
franchisés, nous avons rationalisé les techniques de vente et d'aide à
la vente. Par exemple, lorsqu'une vente est faite, on la complète une
fois sur trois par un service complémentaire lors de la réalisation de
notre intervention.
Nos partenaires doivent donc avoir le sens
du commerce. Pour le reste, nous avons mis en place une formation qui
complétera leur expérience. Mais comme je tiens à ce que le réseau
démarre sur de bonnes bases, nous avons décidé d'immerger nos futurs
partenaires pendant une période de 30 jours avant la signature
définitive. Ainsi, ils connaîtront parfaitement la réalité du terrain
avant de se lancer et réciproquement, nous saurons également si le
candidat sera en phase avec notre politique.
Dernier élément, pour se lancer dans cette
activité, l'investissement global est de l'ordre de 100.000 Euros. Il
faut que le franchisé dispose du tiers. Pour le reste du financement,
nous avons passé des accords avec le Crédit Lyonnais.
Chaque franchisé, ensuite, recevra 6 journées de formation par an, et sera
périodiquement visité.