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Immobilier : état des lieux du marché en Europe
Rédigé le 16.11.2004a:visited { text-decoration: none; color: #c11616} a:link { text-decoration: none; color: #c11616} a:hover { text-decoration: none; color: #848484}
Analyse sectorielle - Immobilier Européen
Immobilier : état des lieux du marché en Europe
ERA, premier réseau d'agences immobilières en Europe, a publié une enquête particulièrement instructive sur la situation du marché immobilier européen. Cette étude a été menée auprès des masters franchisés de 12 pays dans lesquels l'enseigne est implantée via plus de 1200 agences. L'analyse porte sur le nombre d'agences immobilières et de transactions effectuées dans chaque pays, les taux de commissions des agences, le pourcentage de propriétaires, le prix moyen des logements dans les capitales du vieux continent
Cardiogramme du marché immobilier
Malgré la crise irakienne, l'année 2003 a été
bénéfique pour la Grande-Bretagne. Avec 1.054.969
transactions immobilières, le pays possède le marché
le plus actif en Europe, malgré une baisse de 8% en un an. Les
13.049 agences britanniques ne peuvent en effet satisfaire une demande
plus forte que l'offre, créant ainsi une élévation
des prix dans tout le territoire. Résultat, les acquéreurs
potentiels sont obligés de louer ou de rester dans leur maison
sans la vendre...
Un problème qu'est loin de connaître l'Espagne
! Malgré une flambée des prix (+18% !), les transactions
ont doublé en une année pour atteindre quasiment 1.000.000
de logements vendus ! Un boom qui s'explique doublement : le nombre élevé
de constructions à Madrid, ainsi qu'un marché prometteur
des résidences secondaires sur les côtes ibériques.
Pour preuve, 135.000 ventes ont été réalisées
en 2003 par des acheteurs étrangers, particulièrement de
Grande-Bretagne et d'Irlande !
Le marché allemand n'affiche malheureusement pas une aussi
bonne santé
Bien que le pays possède le plus grand
nombre d'agences immobilières en Europe (18.000), les ventes sont
passées de 840.000 à 800.000 en l'espace d'une année.
Si la France fait à peu près jeu égal avec son voisin du Rhin quant au nombre d'agences (17.000), elle peut en revanche se réjouir d'une augmentation de 1,5% de ses transactions immobilières en 2003 (719.200). Ce sont les ventes de maisons neuves qui ont le vent en poupe avec une hausse de 20,9% !
Du côté du Benelux, le marché immobilier diffère beaucoup d'un pays à l'autre. Si la Belgique a vu ses ventes atteindre les +4% (les propriétés belges sont parmi les moins chères de l'Union Européenne), les Pays-Bas ont du faire face à un léger fléchissement du marché. Le Luxembourg, lui, se maintient avec 4.700 transactions en 2003. Son marché immobilier est en constante évolution mais les banques, tout comme les acquéreurs, ont tendance à être plus prudents en espérant que les vendeurs revoient leur prix à la baisse.
Même son de cloche en Autriche et en Suède
où les ventes ne décollent pas, principalement dans les
grandes villes où le manque de logements se fait cruellement sentir.
Une posture difficile que plusieurs pays ont su contourner
en privilégiant
le marché des résidences secondaires par exemple. C'est
le cas de la Suisse, où les demeures de vacances représentent
11,4% de la totalité des logements. En Irlande, les prix
des habitations étaient historiquement bas à cause d'une
forte immigration, des taux d'intérêts élevés,
d'une situation économique très pauvre et d'un chômage
important. Ceci a changé dans le milieu des années 90 où
le marché immobilier irlandais connaît depuis une croissance
foudroyante. En 2003, les transactions ont augmenté de 5,5% en
un an. 26% des logements achetés étaient des résidences
secondaires !
Mais le pays qui détient l'activité immobilière la
plus fringante en Europe est sans nul doute la Finlande. Son système
fonctionne parfaitement et l'acquisition d'un bien continue d'être
un bon investissement. Les transactions plafonnent à +4,8% en 2003
et là aussi le marché des résidences secondaires
est très développé, surtout le long des côtes.
L'avenir semble radieux pour ce pays scandinave qui voit un nouveau phénomène
arriver : les jeunes quittent de plus en plus tôt le foyer familial,
ce qui augmente la demande en logement
62% des européens sont propriétaires de
leur logement ! Le record est détenu par l'Espagne avec
un taux de 85% en 2003, grâce à des mesures fiscales toujours
intéressantes même si les taux d'actes notariés restent
élevés (7%). Le nombre de propriétaires est également
important au Royaume-Uni. En Grande-Bretagne (71%), la culture
liée à la propriété est très forte
dans les familles et la vie sociale. Un désir accentué par
la baisse des régimes de pensions personnelles. 81% des Irlandais
sont propriétaires, mais on peut noter par contre un léger
fléchissement en 2003 dû à une population rajeunie
et des prix très élevés.
Une baisse qui ne touche pas la Belgique (75%), où le taux
a augmenté considérablement ces dernières années
grâce à des intérêts très bas. Les Belges
ont en effet souvent une résidence secondaire (appartement) le
long des côtes. Un type de propriété qui attire aussi
les Hollandais et les Allemands
La situation est approximativement la même au Luxembourg (70%) -qui charme énormément fonctionnaires et habitants de l'Est- et en Finlande (60%), où les loyers relativement élevés dopent le marché de la propriété. Le voisin suédois, lui, possède le taux de maisons individuelles le plus important de l'Union Européenne (41%)...
Avec
55% de propriétaires, la France possède l'un des chiffres
les plus bas d'Europe. Pourtant, pour beaucoup de Français, le
fait d'être propriétaire est une forme de sécurité
et d'ascension sociale. Les Pays-Bas souffrent des mêmes
maux, mais on assiste à une légère hausse du pourcentage
de propriétaires depuis quelques années. Le marché
bute toutefois sur le manque de superficie du pays et les mesures de protection
de l'environnement qui limitent les constructions. En Autriche
(58%), il existe une grande différence entre le taux de propriétaires
dans l'Est du pays (30%) et dans l'Ouest (70%). Ce contraste s'explique
par le fait que les investisseurs achètent plutôt des maisons
de vacances au Tyrol ou à Salzbourg. Ce fossé Est-Ouest
existe aussi en Allemagne qui possède l'un des taux les plus bas
d'Europe (42,2%). Les raisons sont multiples : le gouvernement encourage
fortement le marché locatif et les Allemands déménagent
peu. La Suisse, quant à elle, figure en dernière
position du classement avec seulement 35,5% de propriétaires !
Le marché immobilier est en effet essentiellement un marché
locatif.
Sachez-le, Londres est la capitale la
plus chère en Europe avec un prix au mètre carré
de 6.485 euros ! Un niveau alarmant qui force les acheteurs potentiels
à vivre loin de la capitale afin de trouver des logements en province
à des prix plus abordables. Les distances logement-travail se sont
donc accrues de façon considérable et il n'est pas rare
de voir des habitants faire 300 km pour rejoindre Londres. Certaines familles
britanniques ont même décidé de vivre en France (Pas-de-Calais)
pour emprunter le tunnel sous la Manche ! Dublin connaît le même
sort. Les Irlandais ne peuvent plus se loger dans la capitale (4.109€/m2)
et certains sont prêts à faire 100 km pour travailler en
ville
Du
côté du Benelux, les
prix sont tout aussi affolants ! Au Luxembourg, la capitale du
même nom a connu une augmentation des prix du logement de 9,5% en
2003. Elle est tout simplement l'une des villes les plus chères
d'Europe (5.411€/m2)... A Amsterdam, la progression est époustouflante
: une maison vendue en 1984 à 54.000 euros se revend aujourd'hui
à 223.000 euros, soit une progression de plus de 400% ! Heureusement,
Bruxelles vient sauver les meubles ! La capitale belge enregistre
une baisse de 10% des prix et devient par la même occasion la capitale
la moins chère de l'Union Européenne avec 1.694€/m2.
En Scandinavie, Stockholm et Helsinki ont vu le prix de leurs logements
évolué respectivement de 1,48% et 0,7% en 2003, mais le
marché reste tout à fait abordable si l'on compare aux autres
capitales du vieux continent.
A l'Est, que du nouveau !
Bern (capitale de la Suisse) est devenue une cité très
chère avec une évolution de 2,5% en un an. En comparaison
avec les revenus des habitants, les prix des logements sont relativement
élevés. Ils doivent dépenser plus du double que les
Anglais pour leur habitation !
Vienne (Autriche) n'est pas mieux ! Pour un appartement de 100 m2 dans la capitale autrichienne, les acquéreurs doivent débourser 226.000 euros, soit 2260€/m2
En revanche, Berlin (Allemagne) est une capitale plutôt atypique dans le sens où elle est beaucoup moins chère que les grandes villes du pays telles que Francfort, Hambourg, Stuttgart, Düsseldorf ou Munich ! Le prix des logements a effectivement baissé de 3% en 2003.
Enfin, un mot de Madrid. La capitale espagnole n'est pas donnée puisqu'un appartement de 100m2 se vend 328.000 euros. Toutefois, des villes comme Barcelone ou Bilbao sont presque aussi chères
Sources Era Immobilier
David Peyrat
16 novembre 2004
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17.11.2010 | ERA Immobilier propose le Mois de l'Estimation
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