Interview franchise Buro Facility International

Un entretien avec François de SONIS

François de SONIS - le

BFI est un réseau de Centres d’affaires en franchise, créé en 1998 par François de SONIS Parmi les tendances lourdes de l’évolution du marché, l’externalisation des services connaît une croissance durable et nécessite un professionnalisme de plus en plus pointu. La vocation d’un centre d’affaires est d’apporter au client une assistance déterminante dans le développement de son entreprise. Cela va de la simple domiciliation juridique à la mise à disposition de bureaux, salles de réunions, assistance administrative, comptable, financière… Ces services sont, dans la grande majorité des cas utilisés, non pas par les « jeunes pouces », mais plus souvent par des sociétés en forte croissance qui utilisent des services extérieurs pour faire face à leur développement. De nombreuses sociétés étrangères fixent leur première implantation en France en utilisant cet outil, puis une fois leur vitesse de croisière atteinte prennent leur propre locaux. BFI a mis en place de nombreux outils permettant de répondre à toutes les demandes des entreprises.

: vous êtes superbement installés sur 2000 m2 au premier étage de la Tour Framatome à la Défense. Qui sont vos clients ?

François de SONIS : Il n’y a pas de profil particulier d’entreprise, mais dans l’ensemble, ce sont des sociétés qui se développent. Nous leur permettons de faire la jonction avant leur installation dans de nouveaux bureaux plus grands. Dans certains cas, ce sont des groupes de travail qui ont besoin d’un espace commun pour mener à bien une opération, une étude ou un dossier. Ils bénéficient donc de l’ensemble des services de nos installations et peuvent se réunir en équipes de projet, ce qui n’est pas toujours possible dans une entreprise.

Nous sommes en relation avec des dirigeants d’entreprise, des cadres supérieurs, des avocats etc. Nous devons donc leur apporter un service à la hauteur de leurs besoins et de leurs attentes. L’équipe qui m’entoure est de haut niveau, justement pour répondre aux attentes de nos clients.

De plus, la croissance du réseau nous permet d’identifier de nouveaux produits et services. Nos propres franchisés étant amenés à répondre à des besoins spécifiques d’entreprises clientes.

Quels sont les objectifs de développement pour les années à venir ?

Je tiens à préciser que nous ne sommes pas axés sur un développement à tout prix. L’objectif principal est de faire que nos partenaires aient une entreprise profitable. J’estime cependant que nous devrions atteindre une trentaine d’implantations d’ici 3 ans avec 6 succursales. Je ne fonde pas ma stratégie sur un nombre de centres, mais sur leur réussite.

Notre stratégie est de développer un noyau de centres en propre et de fédérer, autour de ce noyau, des centres en franchise. Nous avons en cours de préparation des implantations à Boulogne, Marseille et dans plusieurs villes de France, ainsi qu'au Mexique.

Laurent ARNOULD, qui est avec nous, va bientôt ouvrir son propre centre. Nous travaillons avec lui pour qu’il crée sa structure dans les meilleures conditions. Il ouvrira début mai à Boulogne un centre sur 700 m2 pour un investissement global de plus de 610 000 Euros (4 millions de Francs). Ma priorité est de participer à sa réussite.

Laurent Arnould, vous ouvrez en mai prochain à Boulogne dans le centre rénové proche de l’Hôtel de ville, expliquez nous le parcours qui vous a amené à devenir franchisé BFI.

J’ai travaillé comme responsable commercial pour différents groupes. J’ai donc acquis une bonne connaissance des besoins des entreprises en matière d’implantation et d'aménagement. A cette époque, nous étions déjà confronté aux problèmes d’externalisation des besoins.

Après ces années passées comme salarié, je vivais assez mal les restructurations permanentes des groupes. Il est clair que dans ce genre de structure, on passe la majeure partie de son temps à faire de la politique et cela ne me convenait pas.

Il y a deux ans, j’ai commencé à réfléchir à la possibilité de créer une entreprise. Je n’étais pas particulièrement à la recherche d’une franchise, mais plutôt d’une activité qui me convienne.

Parmi mes clients, il y avait BFI. François de Sonis m’a expliqué comment il développait son entreprise. Cela m’a beaucoup interessé.

En mars 2000, je suis allé au salon de la franchise nous nous sommes revus. Le concept m’a plu. C’est une activité que je connaissais par mes expériences précédentes. J’ai pris ma décision assez rapidement, un mois environ. Ensuite, j’ai négocié le départ de mon entreprise.

Le montage financier n’a pas été facile à mettre en place puisque je ne disposais que de 76.000 Euros. Après un premier tour de partenaires amicaux et familiaux, nous avons réuni 244.000 Euros supplémentaires. Les banques nous ont donc suivis pour que nous puissions atteindre les 290.000 Euros nécessaires à l’acquisition des locaux, la réalisation des travaux nécessaires et l’achat du matériel.

Mon expérience commerciale est sans doute un atout pour développer l’activité du centre, mais j’avais besoin d’être aidé pour la gestion de l’entreprise. Parmi mes associés, il y a deux dirigeants de grandes entreprises qui participent au Comité de Direction.

Entre mon franchiseur et eux, je suis bien entouré pour que cette aventure réussisse.

Je dois dire également que j’ai mis à profit les délais nécessaires à la recherche du local et aux travaux en étant présent le plus possible dans le centre pilote… qui n’a plus de secret pour moi. J’aurai sans doute été le franchisé le plus chouchouté.

Se lancer dans une telle entreprise est un changement de vie total, tant sur le plan financier que familial. Comment l’avez vous organisé ?

Créer mon entreprise était une réelle volonté. J’ai non seulement besoin d’indépendance, mais aussi et surtout, besoin d’aller au bout des objectifs fixés. Il n’y a rien de plus frustrant que de développer une stratégie pour un groupe pendant des mois et voir ensuite que les dirigeants ont changé d'objectifs et vous déplacent comme un pion. Aujourd’hui, j’ai une mission claire, un réel challenge. Je suis entouré de gens compétents. Mon rôle va être, en m’appuyant sur eux, de développer mes activités.

Je sais qu’il va falloir faire des sacrifices, mais le jeu en vaut la chandelle.

Et puis, je vais être épaulé par mon épouse qui s’investit également dans l’entreprise. C’est un projet commun et cela aussi me motive.

L’investissement est important, quels chiffres devez vous atteindre pour équilibrer vos budgets ?

Nous sommes dans une configuration un peu particulière. A l’époque où j’ai commencé à chercher des locaux, le marché était très tendu. Il était difficile pour un créateur d’entreprise d’obtenir les garanties nécessaires au bailleur, en particulier une caution bancaire d’un an de loyer, représentant de 200 à 300.000 Euros. Les locaux étaient rares et les loueurs donnaient la préférences aux entreprises de bonne taille. Le fait de prendre des locaux neufs, bruts de béton, nous a permis d’éviter cet inconvénient.

D’après les prévisionnels que nous avons faits, un taux de 60 à 65 % de remplissage équilibre l’exploitation. Les centres BFI tournent autour de 80 à 90 %. Nous proposerons sur 700 m2, 18 bureaux et 60 postes de travail. Les tarifs mensuels pour la location et les prestations liées est de 8 à 12.000 F pour un bureau de 18 m². Ces prix comprennent le local entièrement installé avec connexion téléphonique et informatique, accès aux réseaux et les services de réception, permanence téléphonique… Après 2 à 3 ans d'exploitation, le CA se situera aux alentours de 610.000 à 760.000 Euros (4 à 5 MF).

Il faut quand même préciser que le marché est porteur. Les temps sont loin de l’image de la société en phase de démarrage louant son siège social parce qu’elle n’avait pas les moyens de s’installer.

Aujourd’hui BFI est un outil de développement pour entreprises en croissance.

François de Sonis, une conclusion ?

On ne s’ennuie pas une seconde dans ce métier. Nous sommes en prise directe avec le monde de l’entreprise. C’est un métier passionnant, enrichissant. Un excellent observatoire de la vie économique.

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