Interview franchise Cache-Cache

Rencontre avec Roland Beaumanoir, Pdg du groupe Beaumanoir

Roland Beaumanoir, le | Franchise mode

Véritable self-made man à la française, Roland Beaumanoir est une figure incontournable du prêt-à-porter en France. De Vétimod créé en 1981 à Morgan racheté en 2009, Roland Beaumanoir est le symbole même de la success story dans le prêt-à-porter, avec aujourd’hui plus de 1 600 magasins dans le monde (dont 1000 en France), avec ses 5 marques enseignes (Cache-Cache, Patrice Bréal, Scottage, Bonobo et Morgan).
1er réseau français de prêt-à-porter féminin, représentant 5% du marché du prêt- à- porter féminin en France, le groupe Beaumanoir est également le 1er affilieur dans l'Hexagone.
De Saint Malo, ce patron discret est parti à la conquête de l’international dès 2005. Et ses ambitions sont grandes. Sa devise : « rien n’est achevé. Tout est à construire ». Et les objectifs d’expansion pour les 5 marques en témoignent. Entretien exclusif.

: Roland Beaumanoir, commençons tout d’abord par vos débuts dans le prêt-à- porter. En 1981, vous avez créé Vétimod avec votre épouse. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous lancer dans ce secteur ? Quelle était votre profonde motivation à l’époque ?

Roland Beaumanoir : Après des études de sciences économiques, j’ai intégré l’affaire familiale en 1972. J’avais alors 23 ans. Mon père était un important commerçant malouin, un détaillant de prêt-à-porter et fut un des premiers commerçants à ouvrir des magasins sous la marque Pantashop en France.
Très tôt, je me suis intéressé au monde du commerce et à son évolution. Le début des années 70 a été marqué par l’émergence de la grande distribution et du commerce de périphérie. On était alors en plein foisonnement avec des initiatives originales de la part des Leclerc, Mulliez ou encore Fournier, Guichard etc….

Cette dynamique s’est poursuivie dans les années 1990, avec l’apparition massive des chaînes.
C’est au cours de ces années que les Pimkie et Pantashop ont prospéré en révolutionnant le commerce traditionnel d’après guerre et la segmentation. A ce titre, l’exemple de Pantashop est très intéressant car cette marque – issue de la province – a épousé dès son lancement les idées modernes du commerce.
Pour ma part, en tant qu’entrepreneur, tout a commencé en mai 1981, quand j’ai lancé Vétimod, en périphérie de Saint Brieuc. Mai 1981 est une date symbolique pour les gens de mon âge. L’arrivée de la gauche au pouvoir a créé une forme d’inquiétude qui a ouvert des brèches. Il y avait alors une telle tétanisation du monde des affaires que la chance a souri aux audacieux de l’époque.
Avec mon épouse, nous sommes partis tous seuls dans notre affaire de Vétimod. Je me souviens très bien qu’aucun expert-comptable ou banquier ne souhaitait nous accompagner dans l’aventure. Personne ne croyait à ce type d’activité.
Nous avons du nous battre «avec férocité » pour trouver des financements. Et rappelons- nous qu’à l’époque le taux d’intérêt était de 17,65% !

Quelles sont les grandes étapes de votre parcours ? A partir de quelle date, selon vous, peut-on parler du véritable démarrage du groupe Beaumanoir ?

Très tôt, j’ai découvert le monde du textile et mon parcours a été très varié. J’ai été franchisé Pantashop, Caroll, dépositaire avec Old River. J’avais aussi la responsabilité du magasin haut de gamme de Saint Malo qui vendait déjà à l’époque les marques Boss et Façonnable. Je gérais également un Fabio Lucci.
Toutes ces activités nature m’ont permis d’acquérir une vision globale du commerce d’habillement : indépendant, franchisé, associé. Entre temps, j’étais devenu Directeur Général de l’affaire familiale en 1987.
Le vrai démarrage du groupe est extrêmement récent. Je le date aux années 1995-1997. La création de Cache-Cache en tant que société indépendante en 1991 a été également une étape très importante.



Dans le prêt-à-porter à proprement parler, les années 1980 ont été marquées par les premiers pas de l’informatique. Tout mon entourage me demandait alors pourquoi je m’y intéressais de la sorte. L’informatique a véritablement bouleversé le commerce du textile et toute la chaîne logistique.

Aujourd’hui, 60% de vos magasins sont en commission-affiliation. Qu’est-ce qui vous séduit dans cette formule ? Quel regard portez-vous sur son développement en France ?

Dans le textile, je revendique le titre de premier affilieur de France. D’ailleurs, notre mode de développement a longtemps été le suivant : ouvrir 2 boutiques en affiliation contre 1 en succursale.
Dans le prêt-à-porter, la commission-affiliation est une réponse très satisfaisante pour le commerçant indépendant. Le groupe Beaumanoir est d’ailleurs avant tout une entreprise de service, au service de commerçants indépendants.

Vous avez mené successivement des opérations de rachat et de création de marque. Qu’est-ce qui est, selon vous, le plus simple à réaliser ?

Par définition, développer une entreprise n’est pas quelque chose de facile. Durant toutes ces années, le groupe Beaumanoir a pris de plus en plus d’ampleur. Nous avons repris les marques Patrice Bréal en 2003, puis Scottage en 2005. 2005 est d’ailleurs une année charnière car nous avons entamé une longue suite d’implantations à l’international, en commençant par la Chine
Depuis 2001, le groupe poursuit une expansion continue. En 2007, Patrice Bréal ouvre ainsi son 200ème magasin. Mieux encore, le Groupe Beaumanoir fête en 2008 sa 1000ème ouverture de magasins, toutes enseignes confondues.
Notre groupe s’est aussi lancé dans la création de marque. Cela a été le cas en 2006 avec l’enseigne Bonobo. Cette marque a ouvert son 100ème magasin en 2007 et compte à ce jour plus de 160 magasins.

Les médias ont vraiment commencé à s’intéresser à votre groupe, suite au rachat de Morgan en 2009. Qu’est-ce qui vous a séduit dans cette marque ? Quels objectifs vous fixez-vous pour ce nouveau projet d’entreprise ?

Le 25 mars 2009, nous avons conclu la reprise de la société Morgan. Cette marque jouit d’une très forte notoriété et est connue pour être à la pointe des tendances en prêt-à-porter. Ce rachat a en effet donné un éclairage nouveau sur notre groupe.
Créée en 1968, la marque Morgan est aujourd’hui implantée dans plus de 40 pays. Souhaitant renouer avec les fondamentaux de la marque, le Groupe Beaumanoir signe le retour de Morgan en communication avec une vaste campagne innovante. La relance des ouvertures de magasin est également à l’ordre du jour. Une trentaine d’inaugurations de nouvelles boutiques Morgan sont ainsi programmées sur l’année 2010.

Le groupe Beaumanoir est également très présent à l’export avec plus de 500 magasins implantés en dehors de l’Hexagone ? Un mot sur la présence du groupe en Chine ? Quel regard portez-vous sur l’internationalisation du marché du textile. ?

Démarré en Chine en 2005, notre développement international est d’ailleurs l’une de nos plus belles réussites. Le 30 juin 2009, le 1600ème magasin Cache-Cache du Groupe Beaumanoir, et 200ème magasin en Chine, s’est ainsi ouvert à Chongqing. Mais il faut relativiser notre performance à l’échelle de la Chine. En dessous de 2000 boutiques, on ne pèse en effet pas très lourd dans ce pays. C’est en quelque sorte la norme locale !
Le marché mondial du textile est actuellement en train de se concentrer. A la différence d’autres activités du commerce, il existe encore beaucoup d’opérateurs dans le textile. Nous ne sommes qu’au début du processus de concentration des marques au niveau mondial, c’est une certitude.

Quels sont les autres facteurs qui peuvent également expliquer la réussite du groupe Beaumanoir ?Quels sont les objectifs prioritaires pour le groupe ?

Chez Beaumanoir, chaque centime gagné est investi dans la ressource humaine. Et cela porte ses fruits. En 2009, le marché textile a reculé de -4%. De son côté, le groupe Beaumanoir a vu ses ventes progresser de 6%, à périmètre comparable !
Nos 5 marques vont continuer à être mises en avant conjointement. Mais comme je vous l’ai expliqué, Morgan tiendra une place à part dans notre stratégie. Avec Morgan, nous nous inscrivons vraiment dans la durée. Nous allons consacrer le temps et l’argent nécessaire pour remettre la société en conformité avec son image. A titre personnel, je suis d’ailleurs toutes les semaines, deux jours au siège Morgan. Morgan va d’ailleurs quitter Levallois Perret, pour venir s’implanter au cœur du quartier du quartier de la mode, à Paris

Mot de conclusion. Comme beaucoup de bretons, vous êtes amateur de football. Quelle est votre implication en tant que président de club ?

Je suis président du Club de Football de l’Us Saint Malo. Le football amateur, c’est la vraie vie avec ses petitesses et ses bons moments. C’est également là où se mêlent tous les milieux sociaux : du fils du cadre au fils d’ouvrier. Ce brassage générationnel, social est unique. A titre personnel, il me permet également de sortir de ma tour d’ivoire !


Encadré

Le groupe Beaumanoir en chiffres :
Le Groupe Beaumanoir regroupe les marques suivantes :
=> Cache-Cache
888 magasins Cache-Cache à fin 2009 dans 17 pays, dont 466 en France,* 500 millions € de CA en 2009 – 254 Cache6Cache ont ouvert durant cette année (essentiellement en Asie)
=> Patrice Bréal
266 magasins à fin 2009, dont 2 en Italie. 133 millions d’€ de CA en 2008
=> Bonobo
159 magasins à fin 2009, dont 1 en Italie. 80,5 millions € de CA en 2009
=> Scottage
107 magasins à fin 2009. 37,5 millions de CA en France en 2009.
=> Morgan
203 magasins à fin 2009, dont 117 en France. 90,7 millions € de CA.

Groupe Beaumanoir. Nombre de magasins pilotés dans le monde à fin 2009 : 1628
- Pays d’implantation : 40 (4 nouveaux pays ouverts cette année).
- 1er réseau français de prêt-à-porter féminin, représentant 5% du marché du prêt- à- porter féminin en France.
- 1er affilieur de France
- CA (2008) : 640 millions. CA (estimé 2009) : 841,5 millions (Morgan inclus) soit +5% de croissance à constant.

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