Dossiers de la franchise

Entretien avec Christophe Andanson, Représentant français de l 'IHRSA

Publié par , le | Franchise beauté

Ancien athlète Olympique et représentant français de l’IHRSA (International Health and Racquet Sport Association), association chargée de soutenir l’industrie du Fitness dans les pays francophones, Christophe Andanson évoque pour l’Observatoire de la Franchise le marché du fitness en France.

Christophe Andanson, Représentant français de la FHRSA (French International Health and Racquet Sport Association)

Quelles sont précisément les missions de l’IHRSA et du bureau français FHRSA?

La principale mission de l’IHRSA est la promotion de l’activité Fitness dans le monde. Créée il y a 28 ans aux USA, cette association est très active et a pris beaucoup de poids aux USA. Dans ce pays, le gouvernement a pris conscience du rôle que le fitness peut jouer dans la prévention de l’obésité et de la santé en général et une collaboration s’est réellement engagée. Il faut dire que le pays a découvert le fitness très tôt et qu’aujourd’hui près d’une personne sur quatre est inscrite dans un club de gym au sein d’un pays qui en compte plus de 30 000. Rappelons que près de 60 millions de personnes pratiquent le fitness aux Etats-Unis.
En France, l’association a été créée en 2005 avec le même but qu’aux USA et dans l’espoir d’obtenir une écoute gouvernementale qui reste très faible dans notre pays. Le gouvernement ne se sent clairement pas concerné par l’industrie du fitness et compte plus sur le milieu associatif que sur celui des clubs privés.
Quant à nos missions, elles sont multiples et variées mais ont toutes le même but : soutenir l’industrie du fitness. Ainsi, nous menons beaucoup d’actions de traduction. Récemment et avec l’aide de l’IHRSA, nous avons lancé un magazine baptisé Planet Fitness Management. Distribué à 10000 exemplaires dans tous les clubs de sport, ce magazine constitue pour nous une véritable vitrine. Il y a quelques mois, nous avons également organisé le 1er Fitness Road Show, un événement particulièrement bien accueilli par plus de 500 participants.

Du 20 au 30 janvier dernier, vous avez donc sillonné huit villes de France à la rencontre des patrons de clubs de sport pour le Fitness Road Show. Quel était l’objectif de cette opération et comment s’est-elle déroulée ?

Nous avions un double objectif avec cette opération. Le premier, c’était de donner de la formation gratuite aux patrons de club en termes commercial, marketing, management…Le deuxième volet de l’opération était destiné à informer la presse. Nous avons eu de très bonnes retombées média avec des articles dans des revues économiques et dans la presse quotidienne régionale. Ces articles ont permis de montrer le fitness sous un nouveau jour à la fois social et économique. Nous avons été très bien accueillis.

Comment se porte le marché du fitness en France ? A-t-il été impacté par la crise ?

Le marché n’a pas été impacté par la crise en 2008. Les clients ont, la plupart du temps, des abonnements annuels qu’ils n’ont pas annulés. En revanche, l’année 2009 risque d’être plus touchée. Pour autant, ce secteur sera certainement moins impacté que d’autres. Aux Etats-Unis, pays lui aussi fortement fragilisé par la crise, une étude montre que le fitness et l’abonnement à un club de sport fait partie des 5 derniers postes de dépense que les américains souhaitent absolument conserver. Car le fitness, et le sport en général, constituent une échappatoire lors des périodes moroses. Rappelons qu’en France il y a quand même près de 4 millions de pratiquants réguliers, 2500 clubs et plus de 3 millions de personnes inscrites dans des clubs privés.
L’ère du club généraliste moyen de gamme est sans doute révolue même si certains sur ce créneau arrivent encore à tirer leur épingle du jeu. Pour autant, c’est certainement cette typologie de club qui va le plus souffrir dans les prochains mois. Ces dernières années, pour s’adapter à des cibles précises, de nouveaux concepts ont vu le jour : des clubs axés sur le très haut-de-gamme, le fitness low-cost, les clubs 100% féminin... Le marché français bouge mais nous sommes encore loin des performances enregistrées à l’étranger. Avec un taux de pénétration qui reste faible, le potentiel de croissance demeure très élevé et le marché a de très belles perspectives d’avenir. Avec la Russie, le marché français constitue le marché au plus gros potentiel de progression.

Quels sont les leviers de croissance pour le marché du fitness français ?

Il faut que les clubs se professionnalisent. Le prélèvement automatique, adopté par tous les autres pays, est encore très limité en France. Pourtant ce système génère 20% d’abonnés supplémentaires et une meilleure fidélisation. L’environnement et plus particulièrement la décoration des clubs ne sont pas assez pris en compte, il faut faire vivre aux clients une expérience. En France, on trouve encore beaucoup de clubs des « années 80 » avec des néons, des miroirs alors que ce type de club a quasiment disparu à l’étranger. La professionnalisation est donc un enjeu majeur pour le secteur du fitness.

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