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Il n’avait pas les codes de la franchise. Il a créé les siens.

Il n’avait pas les codes de la franchise. Il a créé les siens.

Ancien sportif, bagagiste et entrepreneur autodidacte, Sophien Boustani a construit MyoTec sans suivre un parcours traditionnel. Parti d’un premier centre ouvert en 2016 sur Aix en Provence, il dirige aujourd’hui un réseau de plus de 50 implantations. Une aventure entrepreneuriale faite d’intuition, de travail, d’erreurs assumées et d’une conviction forte : pour réussir en franchise, il faut d’abord comprendre la réalité du terrain, personne ne gagne contre le marché.

Il n’est pas passé par une grande école de commerce.

Il n’a pas grandi dans l’univers de la franchise.

Personne ne lui a remis un manuel expliquant comment créer une marque, structurer un concept ou accompagner des dizaines d’entrepreneurs.

Sophien Boustani a appris autrement : en vendant, en coachant, en observant ses clients et en affrontant chaque difficulté une à une.

Avant de devenir franchiseur, il a été sportif. Un univers où les discours ne remplacent jamais le travail, où les résultats ne mentent pas et où chaque erreur oblige à progresser.

Cette culture de l’effort deviendra plus tard l’un des piliers de MyoTec.

« Le sport m’a appris une chose essentielle : on peut avoir du talent, mais sans discipline, sans régularité et sans capacité à se remettre en question, on ne construit rien de durable. »

Un concept né du terrain, pas d’une salle de réunion

Au départ, Sophien Boustani ne cherche pas à créer un réseau national.

Il cherche à répondre à un problème concret. Son accident qui lui fait découvrir l’EMS ;

Chez son kiné… Il rencontre chaque jour des personnes qui veulent reprendre une activité physique, perdre du poids, retrouver de la tonicité ou simplement se sentir mieux. Mais beaucoup abandonnent rapidement.

Le manque de temps, l’absence de suivi, la peur du regard des autres ou la difficulté à rester régulier finissent souvent par prendre le dessus.

L’électrostimulation musculaire lui apparaît alors comme un outil capable de répondre à cette nouvelle réalité : proposer des séances courtes, encadrées et personnalisées, accessibles à des personnes qui ne se reconnaissent pas forcément dans les salles de sport traditionnelles.

Mais Sophien Boustani comprend rapidement que la technologie ne suffira pas.

Une machine ne crée pas de motivation. Elle ne rassure pas un client. Elle ne corrige pas une mauvaise habitude. Elle ne construit pas une relation de confiance.

Le véritable concept MyoTec commence donc à prendre forme autour de trois éléments : la technologie, l’accompagnement humain et la proximité.

En 2016, le premier centre ouvre ses portes.

Le premier centre comme laboratoire

Au commencement, il n’y a ni grand siège social ni équipe dédiée au développement.

Sophien Boustani est partout.

Il accueille les clients, réalise les séances, répond au téléphone, vend les abonnements, gère les imprévus et cherche chaque jour à améliorer l’expérience proposée.

Le premier centre devient son laboratoire.

Il teste les offres, les méthodes commerciales, le parcours découverte, les abonnements, le suivi des clients et l’organisation des séances. Suite logique, immense succès !

Il apprend également ce qui ne fonctionne pas.

Certaines campagnes ne produisent pas les résultats espérés. Certains recrutements sont plus compliqués que prévu. Certaines décisions doivent être corrigées rapidement.

Mais chaque difficulté devient une nouvelle procédure.

Chaque erreur devient un enseignement transmissible.

« Tout ce que nous transmettons aujourd’hui à nos franchisés vient d’une situation que nous avons réellement vécue. Nous n’avons pas construit le concept sur des théories. Nous l’avons construit en ouvrant les portes du centre tous les matins. Et aujourd’hui encore.»

C’est précisément cette réalité du terrain qui donnera à MyoTec sa personnalité.

Le réseau ne se contente pas de fournir une enseigne, une machine et un logo. Il transmet une manière d’accueillir, de vendre, de coacher et de fidéliser.

Le moment où l’entrepreneur devient franchiseur

Ouvrir un centre est une première victoire.

Créer un concept capable de fonctionner sans son fondateur en est une autre.

Lorsque les premières demandes d’entrepreneurs apparaissent, Sophien Boustani doit franchir une nouvelle étape : transformer son expérience personnelle en une méthode duplicable.

Il faut structurer les outils, formaliser la formation, organiser l’accompagnement et définir des standards suffisamment solides pour protéger l’identité de la marque.

Le passage à la franchise impose aussi un changement de posture.

Le fondateur ne doit plus seulement réussir pour lui-même. Il devient responsable de la réussite d’autres entrepreneurs.

« À partir du moment où une personne investit ses économies, son énergie et parfois une partie de sa vie dans votre concept, vous n’avez pas le droit de vous contenter de vendre une franchise. Vous devez être présent, transmettre ce que vous savez et continuer à faire évoluer le modèle. »

MyoTec développe alors progressivement son réseau.

Les premières ouvertures permettent d’affiner le concept. Les retours des franchisés font évoluer les outils. La technologie s’améliore. L’accompagnement se structure.

Le réseau dépasse progressivement les frontières de sa région d’origine, puis celles de la France.

Aujourd’hui, MyoTec rassemble plus de 50 centres et poursuit son développement sur de nouveaux territoires.

Ne pas vendre du rêve, transmettre une expérience

Sophien Boustani connaît les arguments faciles de l’entrepreneuriat.

La liberté, la réussite rapide, l’indépendance ou la promesse de devenir son propre patron.

Mais son discours est différent.

Pour lui, rejoindre une franchise ne supprime ni le travail ni le risque entrepreneurial.

La franchise permet en revanche de ne pas avancer seul.

Elle donne accès à une expérience déjà acquise, à une marque identifiée, à des outils opérationnels et à un accompagnement capable d’éviter certaines erreurs.

« Rejoindre un réseau ne garantit pas la réussite. En revanche, cela permet de bénéficier de plusieurs années d’expérience dès le premier jour. Le franchisé reste un entrepreneur, un entrepreneur qui est avant tout indépendant. Il doit vendre, manager, créer du lien local et s’impliquer dans son centre. »

MyoTec recherche ainsi des profils capables de devenir de véritables chefs d’entreprise.

L’expérience dans le sport ou l’électrostimulation n’est pas nécessairement le premier critère.

Le sens commercial, le goût du contact humain, l’implication et la capacité à appliquer une méthode sont considérés comme essentiels.

Le réseau attire notamment des salariés en reconversion, des commerciaux, des professionnels du sport ainsi que des entrepreneurs souhaitant exploiter plusieurs établissements.

Construire des entrepreneurs, pas seulement ouvrir des centres

Derrière le développement de MyoTec se trouve une ambition plus profonde.

Sophien Boustani ne souhaite pas uniquement multiplier les implantations. Il veut aider des personnes à construire leur propre réussite professionnelle.

Ouvrir un centre signifie prendre des responsabilités, créer des emplois, développer une clientèle et devenir un acteur économique de son territoire.

Certains franchisés découvrent ainsi l’entrepreneuriat avec leur premier centre. D’autres poursuivent ensuite leur développement en ouvrant une seconde implantation.

C’est cette progression qui représente, pour le fondateur, la véritable réussite du réseau.

« Le nombre de centres compte, mais ce n’est pas le seul indicateur. Ce qui me rend fier, c’est de voir un franchisé prendre confiance, développer son équipe, améliorer ses résultats et parfois ouvrir un second établissement. »

Cette vision explique également la volonté de renforcer la formation et l’accompagnement du réseau.

Les nouveaux franchisés sont formés au concept, à la technologie, à la vente, au management et au pilotage de leur activité.

L’objectif est clair : leur permettre de comprendre l’ensemble du métier, au-delà de la seule réalisation des séances.

Une croissance qui doit rester maîtrisée

Après plusieurs années de développement, MyoTec entre désormais dans une nouvelle phase.

Le réseau souhaite continuer à ouvrir de nouveaux centres, mais sans sacrifier la qualité des implantations ni l’accompagnement des franchisés.

Chaque territoire doit être étudié. Chaque candidat doit comprendre les exigences du concept. Chaque ouverture doit être préparée comme le lancement d’une véritable entreprise.

La stratégie repose également sur la diversification de l’activité.

Autour de l’électrostimulation, MyoTec développe une approche globale intégrant le coaching, la nutrition et des prestations complémentaires. Cette diversification permet aux centres d’accompagner leurs clients sur plusieurs besoins et de construire une relation durable.

Le concept continue aussi d’évoluer avec de nouveaux équipements, des outils numériques et une technologie EMS sans fil pensée pour améliorer l’expérience du coach et du client.

Mais malgré cette évolution, Sophien Boustani tient à préserver l’identité qui a fait grandir MyoTec : des centres à taille humaine, un coaching de proximité et une forte culture du résultat.

Il n’avait pas les codes. Il avait le terrain.

L’histoire de MyoTec n’est pas celle d’un projet parfaitement écrit à l’avance. D’ailleurs en 2016 le projet était très loin d’être parfait.

C’est l’histoire d’un entrepreneur qui a commencé avec une idée, beaucoup d’énergie et la volonté de comprendre son métier mieux que la veille.

Il a appris à vendre en vendant.

Il a appris à manager en constituant ses équipes.

Il a appris la franchise en accompagnant ses premiers partenaires.

Il a parfois dû corriger ses décisions, revoir ses méthodes et renforcer son organisation.

Mais il n’a jamais cessé d’avancer.

« Être autodidacte ne signifie pas tout savoir seul. Cela signifie avoir la capacité d’apprendre partout, auprès de ses clients, de ses équipes, de ses franchisés et surtout de ses erreurs. »

Sophien Boustani n’avait peut-être pas les codes traditionnels de la franchise.

Alors il a créé les siens.

Des codes fondés sur le terrain, la proximité, la discipline et la transmission.

Aujourd’hui, il souhaite les partager avec une nouvelle génération d’entrepreneurs prêts à construire, à leur tour, leur propre trajectoire.

L'Observatoire de la franchise
La rédaction
L'Observatoire de la franchise

L’Observatoire de la franchise est le premier site et annuaire de mise en relation de franchisé et franchiseur. Lancée en 1997, la plateforme est idéale pour trouver de l’information pour lancer la création de son entreprise en franchise.
L’Observatoire de la franchise décortique et analyse toute l’actualité de la franchise, réseau par réseau, à travers des news, des dossiers et des interviews de franchisés. Chaque enseigne est passée au crible sur de nombreux aspects tels que le droit, le marché, l'activité ou encore la gestion : contrat de franchise, développement, qualité du concept et de la formation.

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