Dossiers de la franchise

En 2013, les franchiseurs restent optimistes

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Depuis 10 ans, la Banque Populaire, en partenariat avec la Fédération française de la franchise, réalise chaque année une enquête sur la franchise en France. Si cette étude nous permet d’en savoir plus sur le profil des franchisés, elle dresse également le portrait des franchiseurs. Combien sont-ils, comment envisagent-ils leur avenir et, surtout, quels sont les enjeux auxquels ils doivent faire face ? La 10 ème enquête a mis en lumière l’aptitude des réseaux à résister à la crise grâce à une belle capacité d’innovation et l’optimisme des franchiseurs.

Au 1er janvier 2013, la France comptait 1 658 réseaux de franchise actifs.  48% relèvent du secteur du  commerce (alimentaire, équipement de la personne, équipement de la maison, autres commerces de détail) alors que 52% exercent leur activité dans le secteur des services (automobile, bâtiment, services divers aux personnes et aux entreprises, hôtellerie et restauration). On ne s’improvise pas franchiseur. En moyenne, les enseignes mettent 12 ans à franchir le pas de la franchise.

Des résultats en légère baisse mais l’optimisme reste de mise

S’ils résistent à la crise, les franchiseurs observent un tassement de leur chiffre d’affaires.  En 2013, 51% des franchiseurs déclarent avoir réalisé un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions d’euros, contre 44% en 2012. Ils sont tout de même 11% à engendrer un CA de 20 à 49 millions d’euros, un chiffre presque stable par rapport à l’année passée. Enfin, il faut relever que 8% des franchiseurs enregistrent un chiffre d’affaires supérieur à 100 millions d’euros. Malgré un contexte économique tendu, ces derniers restent optimistes. Ainsi, 93% se montrent confiants. Les raisons de leur enthousiasme : la qualité humaine de leur réseau, mais aussi la qualité et l’évolution de leur concept.

Les enjeux de demain : recruter les bons franchisés et continuer à innover

Ce sont des critères de savoir-être qui prédominent dans les recrutements Dans leurs freins au développement, 34% des franchiseurs évoquent la difficulté à recruter de nouveaux franchisés. Car ils sont de plus en plus exigeants et qualitatifs dans leur processus de recrutement. Au final, seules 27% des candidatures aboutissent à un contrat. Et la part des franchiseurs favorisant le recrutement de franchisés parmi leurs salariés demeure stable à 46%. Malgré la difficulté à recruter et dans un contexte économique perturbé, les enseignes continuent de grandir, en propre comme en franchise. Ainsi, comme l’indique l’enquête, entre juillet 2012 et juillet 2013, les franchiseurs ont créé en moyenne 7 nouveaux points de vente pour 1,2 fermeture. Et près de quatre franchiseurs sur dix pensent créer 10 points de vente ou plus dans les 12 prochains mois.

Si il y a quelques années, les franchiseurs s’attachaient en priorité à la volonté des nouveaux franchisés d’apprendre un savoir-faire, désormais ce sont des critères de savoir-être qui prédominent dans les recrutements. Aujourd’hui, les franchisés doivent avoir la capacité d’appliquer de manière homogène les innovations repérées. Car le second enjeu est bien-là.

René Prevost ​Thème phare de cette 10 ème enquête, l’innovation reste la force des réseaux. «  Dans un climat plus tendu, l’innovation est inéluctable », assène René Prévost, Président de la Fédération française de la franchise. Attendue par le franchisé, elle touche aux nouveaux services, produits, à la communication, au marketing… Pour Jean-Michel illien, fondateur du cabinet Franchise Management l’innovation est un facteur d’équilibre. «  Si on avance pas, on se casse la figure ». Reste que si l’innovation est toujours attendue, elle demeure quelquefois difficile à mettre en œuvre au sein des réseaux. «  Même s’ils sont demandeurs, il faut convaincre les franchisés qui sont parfois réticents aux changements  », déclare Yves Allibert, Pdg d’Irrijardin. A l’heure où la révolution du numérique oblige les franchiseurs et franchisés à être plus professionnels et réactifs, les réseaux doivent donc réussir à impliquer pleinement leurs forces vives pour continuer à résister à la crise.

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