Dossiers de la franchise

Interview de Florent Lamoureux, Directeur du Marché des Professionnels Caisse d'Epargne

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A quelques jours du premier colloque Caisse d’Epargne – Indicateur de la Franchise dédié aux réussites et bonnes pratiques des  enseignes vis-à-vis de leurs franchisés, l’Observatoire a interrogé Florent Lamoureux, le Directeur du Marché des Professionnels de la Caisse d’Epargne, à propos des diverses actions mises en place par sa banque dans le domaine de l’aide au financement des réseaux de franchise

franchise caisse d'epargne

Qui sont vos interlocuteurs privilégiés ? Les franchiseurs ou les franchisés ?

Nous avons à faire aux deux, puisque nous passons des partenariats avec les têtes de réseaux (franchises, coopératives, concessionnaires…), qui nous mettent en relation avec leurs candidats. Nous répondons à l’ensemble des demandes des futurs franchisés, et notre réseau très dense de 4.300 agences nous permet de satisfaire leur besoin de proximité.

Les conditions sont-elles différentes entre le financement d’une franchise et la création d’une entreprise indépendante ?

Lorsqu’un candidat à la franchise nous sollicite, il nous est plus facile d’évaluer le potentiel d’un point de vente, en le comparant aux autres unités déjà en activité, plutôt que s’il s’agit d’un commerce indépendant isolé. De même, l’analyse approfondie du DIP (Document d’Information Pré-contractuel) représente une mine d’or pour le banquier.

Quel est le seuil minimum, en termes d’apport personnel, qu’il faut posséder pour que son projet soit viable ?

Il n’y a pas de véritable règle dans ce domaine, la personnalité de l’emprunteur étant un paramètre essentiel. C’est ainsi que nous cherchons des solutions pour des  personnes faisant preuve de dynamisme, même si celles-ci ne détiennent pas les 30% d’apport généralement exigés.

Quels sont les secteurs réclamant les plus lourds investissements, et à l’opposé, y a-t-il des secteurs ne nécessitant pas d’apport important ?

Comme pour tout type de commerce, les postes de dépenses les plus élevés sont le matériel, le stock et surtout le local, dont le prix connait d’importantes variations en fonction de l’emplacement et de la surface.

Qui peut faire appel à vos services, et à quel stade d’avancement du projet peut-on vous consulter ?

Nous conseillons de venir consulter nos conseillers de clientèle professionnels en deux temps . D’abord en amont pour récupérer la liste de pièces à fournir pour constituer son dossier de financement puis  une fois le dossier ficelé, de reprendre contact avec  son conseiller pour présenter son projet et son dossier.

Quels dispositifs spécifiques la Caisse d’Epargne met-elle au service des franchisés ?

La France est en avance dans le domaine de la franchise, et la Caisse d’Epargne accompagne ce mouvement depuis des années. Aujourd’hui, nous avons noué des partenariats avec une centaine d’enseignes se développant en France, des réseaux qui sont pour la plupart adhérents à la Fédération Française de la Franchise. Ces partenariats nationaux nous donnent accès aux porteurs de projet que nous mettons en contact avec nos agences sur le terrain. C’est alors un conseiller connaissant parfaitement le tissu local qui étudie la demande de financement et apporte une réponse motivée, après une étude détaillée du dossier et des objectifs fixés. Nous proposons également des services supplémentaires au franchisé, parmi lesquels des solutions de paiement (terminaux électroniques), des crédits de développement (pour remplacer un véhicule par exemple…) ou des solutions de placements de trésorerie.  En réalité, nous intervenons à tous les moments clés de la vie du commerce.

Quels ultimes conseils donneriez-vous à un franchisé dans le choix de son réseau ?

Nous conseillons fortement aux futurs franchisés de faire appel aux Chambres de Commerce, qui délivrent de précieux conseils pour élaborer un business plan solide. De même, la Fédération Française de la Franchise propose des formations utiles, adaptées à chaque type de profil de candidats.  

Avant de signer son contrat avec son franchiseur, il nous semble indispensable de se faire accompagner par un avocat spécialisé en franchise ou par un expert-comptable, et de ne pas omettre d’aller visiter des points de vente déjà ouverts, afin de se rendre compte de l’état d’esprit des franchisés et de s’imprégner de son futur métier.

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