Dossiers de la franchise

Les franchisés résistent à la crise

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Depuis maintenant 8 ans, l’enquête de la Banque Populaire analyse le marché de la franchise et dresse un portrait type du franchisé en France. Rendue publique le mercredi 7 décembre 2011, cette étude se distingue par l’ampleur du panel interrogé (409 franchisés, 156 franchiseurs, 1016 personnes consultées sur la perception de la franchise en France). Et cette année encore, les chiffres fusent, avec un indicateur clé : 67% des franchisés interrogés déclarent avoir maintenu ou vu progresser leur chiffre d’affaires. Plutôt de bon augure à quelques jours de 2012 et du salon Franchise Expo Paris.

 

logo fffLes franchisés semblent bien armés pour relever les défis actuels. Et les chiffres parlent d'eux mêmes. Dans une période économique difficile, le chiffre d’affaires médian du franchisé en France serait ainsi passé de 440 000 euros en 2009 à 510 000 €, pour atteindre les 520 000 € en 2011. Ce qui est plutôt une bonne chose dans un climat où le pessimisme ambiant semble l’emporter sur toute autre considération. Et quand on les interroge (409 franchisés sondés à cette occasion), ils sont 97% à déclarer « qu’un franchisé résiste mieux à la crise qu’un commerçant isolé - sans enseigne- », contre 48 % en 2010.

Un franchisé de 46 ans en moyenne
Le chiffre d’affaires médian progresse d’une année sur l’autre, c’est un constat fort de cette 8ème étude. En revanche, quasi stabilité du profil type du franchisé en 2011. En France, l’âge moyen du franchisé reste stable, à savoir 46 ans (50% d’entre eux ont entre 35 et 49 ans). Le niveau d’études reste également stable, ave 46% du panel qui déclarent avoir un niveau Bac + 2 et plus.
En 2011, la population des franchisés s’est féminisée. 45% des franchisées sont aujourd’hui des femmes (contre 36% en 2009 et 40% en 2010). De plus en plus de femmes seraient ainsi attirées ainsi par la franchise, sans y voir une montée en puissance des secteurs traditionnellement plus intéressés par les profils féminins (soin de la personne, esthétique-beauté).

Un projet de plus en plus familial
Même si le contrat de franchise est conclu avec une seule personne physique (intitui personae), il est important de noter une nette progression de l’implication du conjoint (54% en 2001) dans l’entreprise franchisée. Se lancer en franchise rime en effet de plus en plus avec le fait de travailler en famille car désormais 40% des conjoints travaillent dans la boutique ou le point de vente franchisé. Et plus de 14% déclarent aider leur partenaire dans leur affaire franchisée, sans plus de précision toutefois sur la nature de l’assistante apportée par le mari ou la femme (permanence dans la boutique, gestion, comptabilité..)
Quel que soit le secteur d’activité concerné, l’optimisme prime chez 77% des franchisés interrogés. Ils sont confiants ! En 2011, 49% d’entre eux ont d’ailleurs au moins créé un emploi depuis 2010, ce qui confirme le dynamisme de la franchise dans ce secteur également.
 

La franchise s’implante partout
franchiseL’image d’Epinal est de dire que les têtes de réseaux se réservent les plus grandes métropoles pour leur implantation en succursales. Ceci semble toujours  aussi vrai en 2011. Une chose est sure. Les franchisés s’implantent progressivement de plus en plus dans des villes de taille moyenne car ils sont 42% à déclarer - d’après cette 8ème Enquête Annuelle- s’installer dans des villes de moins de 25 000 habitants et 36% dans des villes de plus de 50 000 habitants. La franchise s’adapte donc bien aux nouvelles demandes des consommateurs et à leur recherche de commerce de proximité. La distribution alimentaire semble d'ailleurs bien l'avoir compris.
Le mot de la fin revient à  Chantal Zimmer, Déléguée générale de la Fédération française de la franchise : « la franchise est armée pour aller encore plus loin de l’avant ». Les franchiseurs et franchisés en sont d’ores déjà persuadés. Et le modèle de la franchise continue de se démocratiser : 70% du grand public « estime que la franchise est intéressante pour une personne qui souhaite se mettre à son compte ». La franchise a donc bien encore de beaux jours devant elle.

 

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