Dossiers de la franchise

Ils sont jeunes et déjà franchisés

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Non, la franchise n’est pas réservée qu’aux cadres en reconversion ayant de l’expérience… Chaque année, de jeunes entrepreneurs se lancent avec la fougue de ceux qui n’ont rien à perdre. Souvent avec succès. Voici le témoignagne de deux jeunes franchisés qui ont choisi les réseaux Memphis et Midas pour créer leur commerce en franchise.

C’est une rencontre avec un adhérent Intermarché qui a influencé le reste de sa carrière professionnelle. Baptiste Dubois a ainsi commencé son parcours professionnel en tant qu’employé libre-service avant de devenir chef de rayon où il devait gérer 4/5 personnes puis chef de secteur avec une équipe de 15 personnes à gérer avant d’ouvrir le premier drive solo Intermarché avec son supérieur. Jusqu’au jour où il se dit qu’il pourrait mettre à son propre profit toutes ces heures travaillées. « J’ai regardé ce que je pouvais faire dans la grande distribution mais les apports étaient trop importants. Alors j’ai fait le point sur mes compétences. J’aimais bien gérer et manager, je me suis dit que le secteur de la restauration pouvait correspondre à mes attentes et à mon profil », témoigne le jeune franchisé. Son souhait : se lancer avec une enseigne jeune et dynamique. Baptiste Dubois a 24 ans et il choisit le réseau Memphis. Il le reconnaît si son jeune âge n’a pas posé de problème, il a sans doute été testé plus longtemps que les autres. « Je suis resté en immersion une semaine dans un restaurant du réseau et, ensuite, j’ai rencontré les équipes au siège. » Pour se convaincre qu’il signe avec la bonne enseigne, il choisit de rencontrer 5/6 franchisés du réseau, et pas seulement ceux dont l’enseigne lui a fourni les coordonnées. Quelques semaines plus tard, il devenait franchisé du réseau Memphis à Calais.

Rafik Bensalah est quant à lui franchisé du réseau Midas depuis 2014. Après un BTS en alternance dans la comptabilité et la gestion, il atterrit comme manager dans l’univers des centres auto. S’il avait envie d’entreprendre depuis tout jeune, c’est un peu par hasard qu’il vient à s’intéresser à la franchise. C’est en effet un de ses clients qui pensait s’adresser au directeur du centre dans lequel il travaillait qui lui parle de l’enseigne Midas. Rafik Bensalah n’a à aucun moment senti que son jeune âge posait problème. « Je n’ai senti aucun frein. J’avais une expérience personnelle sur ce secteur, une expérience de la compta et de la gestion ainsi qu’un bel apport personnel et un peu de patrimoine immobilier. Cela a certainement inspiré confiance au franchiseur. » Il se passe un an entre le premier contact avec l’enseigne et la reprise de son centre Midas à Bobigny.

Des projets bien travaillés

Avant de se lancer avec Memphis, Baptiste Dubois a lancé trois études de marché afin de trouver l’emplacement idéal. Il a ensuite fallu négocier avec le bailleur, tout cela prend du temps. Il s’est passé deux ans entre le premier contact avec le réseau et l’ouverture de son restaurant à Calais. « J’ai pris du temps dans le montage de mon projet car je souhaitais être totalement sûr du potentiel de ma zone de chalandise et de mon local. » Pour financer son affaire, il réunit l’argent qu’il a mis de côté et ses parents lui prêtent 100 000 euros. Au total, il réunit un apport personnel de 250 000 euros pour un investissement global de 900 000 euros. Pour décrocher son emprunt, il se fait coacher par un courtier. Analysé par une dizaine de banques, son dossier engendre seulement deux retours positifs. « C’est sûr que mon âge a constitué un frein pour trouver un emprunt bancaire, même si j’ai su montrer que j’en voulais et que j’étais prêt à travailler. Sans le support de l’enseigne, je n’aurais jamais réussi. » Rafik Bensalah s’oriente vers la reprise d’un centre situé à Bobigny, à côté de chez lui. C’est une unité qui n’allait pas bien car le franchisé en place ne s’impliquait plus dans son affaire. Pour financer son projet, il apporte 60 000 euros, dont 20 000 euros prêtés par sa famille, pour un investissement global de 250 000 euros. « J’ai cherché des solutions. J’ai ainsi décroché un prêt d’honneur à taux zéro via Initiative 93 de 10 000 euros et 30 000 euros ont été apporté par le réseau Entreprendre. Grâce à cela, j’ai pu rapidement rembourser ma famille et m’a également permis de défendre mon projet et ainsi de préparer mon entretien avec les partenaires bancaires. » Pour obtenir plus facilement son financement, Rafik Bensalah a l’idée d’aller voir le banquier de son ancien patron avec qui il avait eu des échanges. « Il connaissait mon profil, cela m’a aidé. »

Des franchiseurs qui aident les jeunes franchisés

Chez Easy Cash, réseau d’achat vente d’articles d’occasion aux particuliers qui regroupe 111 points de vente, un travail avec les banques a été effectué pour faire connaître le business model et aider les franchisés à décrocher leur prêt plus facilement. Pour intégrer le réseau, les porteurs de projet doivent posséder un apport personnel de 150 000 euros pour un investissement de 500 000 euros. « Quand un candidat n’a pas assez d’apport, nous pouvons nous engager à leurs côtés. Alors que le réseau est actionnaire majoritaire au départ, le franchisé peut petit à petit racheter des parts pour monter au capital pour devenir, à terme, propriétaire à 100% de leur affaire », explique Joris Escot, Directeur réseau d’Easy Cash. L’enseigne a monté son premier magasin avec ce dispositif il y a quatre ans. Depuis, le franchisé a repris la totalité de ses parts. Deux projets de points de vente avec participation du franchiseur sont prévus cette année au sein du réseau.

Des franchises qui fonctionnent bien

Le centre auto Midas que Rafik Bensalah a repris en 2014 a tout de suite bien démarré. La première année, le chiffre d’affaires de son unité progresse de 50% par rapport à celui que réalisait l’ancien franchisé. En année 2, il atteint 700 000 euros de CA puis 715 000 euros en année 3. Il décide de se rémunérer avec une petite paye dès le premier mois. Depuis sa rémunération a augmenté. Son projet : pérenniser son affaire avant de devenir multi franchisé. Le plus difficile pour l’heure étant le recrutement. « Le management n’est pas une question d’âge, c’est difficile dans tous les cas, comme le recrutement ! »

Baptiste Dubois est lui aussi satisfait de son activité. Il a réalisé dès la première année un chiffre d’affaires d’1,7 million d’euros. Aujourd’hui, en année trois, tout se passe bien selon le jeune franchisé. Il s'est lancé avec sa compagne en profitant du dispositif Nacre et a pu commencer à se rémunérer six mois après l’ouverture de leur restaurant. « Mon restaurant a été rentable dès le premier jour, c’est une belle réussite. »

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Propos recueillis sur Franchise Expo Paris lors d’une conférence animée par nos confrères de Franchise Magazine.

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