Dossiers de la franchise

Premier Colloque Caisse d'Epargne - Partie 2 - L'indicateur de la franchise

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Le 2 octobre dernier, lors de la 2ème table ronde de la matinée, la thématique abordée était consacrée aux nouvelles attentes et pistes d’amélioration des franchisés en 2012. Les échanges se focalisèrent sur 2 points en particulier : la recherche du local, l’aide au financement.

Conviés à faire partager leur expérience, 4 responsables d’enseigne avaient répondu présents : Thierry Rein, pdg de Family Sphère, Pascal Lescouzères responsable du développement du Bistrot du Boucher, Alexandre Maizoué directeur général de La Pataterie et Laurent Treuil, directeur associé de l’Onglerie.

En introduction de cette table ronde, 4 franchisés (Cavavin, Temporis, Quick, Speedy) témoignaient en vidéo. Parmi les recommandations, certains plaidaient pour la bonne « prise en compte de la communication au niveau national, en prenant compte des spécificités locales » alors que d’autres militaient pour « une amélioration de l’interaction entre le franchiseur et ses franchisés ».

La recherche du local : qui fait quoi ?


Sur ce point hautement stratégique, les 4 réseaux démontrent une démarche pro-active. Chez Le Bistrot du Boucher, qui s’implante sur des surfaces de 300 à 400 m² en centre-ville, Pascal Lescouzères reconnait que « le réseau est assez dirigiste dans ce domaine ». Recrutant principalement ses franchisés parmi les professionnels du secteur, le réseau « s’occupe de toute la partie immobilière du projet ». Même son de cloche chez La Pataterie, dont Alexandre Maizoué le directeur général avoue avoir une « vision encyclopédique des petites et moyennes agglomérations », qui sont son cœur de cible d’implantation. En clair, la tête de réseau sait très bien où elle doit implanter ses futurs restaurants. C’est un élément fort de son savoir-faire et un facteur clé de différenciation avec les autres acteurs de la restauration commerciale thématique.

Différence notable toutefois avec le Bistrot du Boucher sur le profil des candidats recherchés. Exit les pros du secteur. « Nous ne recherchons pas du tout des professionnels de a restauration, précise Alexandre Maizoué. Au contraire ! »

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Nouveau directeur associé de L’Onglerie, Thierry Rein (qui pour l’anecdote, a été directeur d’agence du réseau Caisse d’Epargne, près de Bordeaux) reconnait recevoir plus « de 20 propositions de locaux par jour de la part d’agences immobilières ». Qui précise « que la validation du local se fait en commun avec la franchisée ». Du côté de Family Sphère, on précise avoir « beaucoup réduit les problèmes de recherche de local, en ayant simplifié le cahier des charges à ce sujet ».

L’aide au financement : point fort des réseaux


Au sein des 59 réseaux audités (pour 3489 franchisés), les franchisés se déclarent satisfaits à hauteur de 74,9% de l’aide apportée par le franchiseur dans leur recherche d’un financement bancaire au démarrage de leur activité. On le sait, c’est un gros plus par rapport au statut d’indépendant. Chez Family Sphère, ont été conclus « plusieurs accords avec des pôles franchise », précise Thierry Rein. Ex-banquier, Laurent Treuil apporte à son tour son éclairage : « nous leur apportons notre expertise et leur expliquons comment savoir vendre leur dossier aux franchisés ». Les réseaux font-ils ou doivent-ils faire plus ?

Accompagner ses franchisés est l’option choisie par les 4 réseaux témoins ce jour là ? « Nous pensons que la tête de réseau doit accompagner ses franchisés chez le banquier. Nous sommes systématiquement présents à ses côtés car nous sommes une vraie force d’appui », considère Pascal Lescouzères. Difficile d’aller plus loin en effet. Le franchisé restant un commerçant indépendant.

Pour conclure, disons que même si les moyennes relevées lors de premier baromètre « restent satisfaisantes, il est à noter que le fonctionnement au quotidien qui recouvre les contraintes contractuelles vis-à-vis de la tête du réseau (durée du contrat, règles communes à l’enseigne), la liberté d’action au sein de sa propre franchise, l’entraide entre les franchisés est un point à faire progresser », pointe l’Indicateur de la franchise dans son bilan détaillé.

Instaurer une relation « gagnant-gagnant » entre les deux parties (franchiseur et franchisés) étant le leitmotiv de cette matinée. Les franchisés interrogés se déclarant «  satisfaits à 78,4% de l’aide apportée lors du démarrage qui comprend l’implantation, la recherche de local et de financement, la formation, les conseils et le soutien apportés »

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