Comment financer la reprise d'une entreprise sans apport ?

La création/reprise d’une entreprise nécessite un certain investissement financier que l'on ne possède parfois pas. Mais alors comment financer la reprise d'une entreprise sans apport ? Il faut savoir qu’il existe des solutions pour reprendre une entreprise sans apport financier. En plus de l’emprunt bancaire, il est possible d’avoir recours à des investisseurs ou des aides à la reprise d’entreprise d'entreprise pour réaliser son projet.

Les différentes solutions pour reprendre une entreprise sans apport

Les aides à la reprise d’entreprise

En plus des aides dédiées aux demandeurs d’emploi, il existe plusieurs réseaux qui accompagnent créateurs et repreneurs d’entreprises, dont l'Association pour le droit à l'initiative économique (ADIE) ou Réseau Entreprendre.

Outre l’accompagnement, ces réseaux proposent aussi un prêt d’honneur à taux zéro dont le montant va de 10 000 à 20 000€. Il peut d’ailleurs être plus élevé lorsque le projet dispose d’un caractère innovant. Ce prêt d’honneur intervient souvent en complément d’un prêt bancaire et en facilite l’obtention.

On peut aussi profiter de subventions nationales et européennes, d’un financement de la Banque publique d’investissement (BPI), et même d’avantages fiscaux comme le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE).

Avant tout, il est essentiel de réaliser une étude de marché minutieuse et de rédiger un business plan détaillé afin d’évaluer la viabilité de son projet.

L’emprunt bancaire pour la reprise

En général, le prêt bancaire couvre seulement une partie du prix du rachat d’une entreprise, c’est pourquoi il faut trouver d’autres sources de financement.

Il est bon à savoir que les aides à la reprise vont de pair avec un prêt bancaire et permettent de l’obtenir plus facilement. Avant de solliciter un emprunt, il est conseillé de se renseigner sur les taux, les frais de dossier et les garanties demandées.

Il y a plusieurs organismes qui proposent des garanties d'emprunts bancaires, comme BPI pour les PME ou le Fonds de garantie à l’initiative des femmes pour les entrepreneures.

Trouver des investisseurs

Bien qu’on hésite parfois à faire entrer des investisseurs au capital de l’entreprise, cette solution est néanmoins avantageuse. De nombreux organismes de financement peuvent ainsi intervenir : les plateformes de crowdfunding, les fonds d’investissement, les réseaux de business angels (investisseurs privés).

Il est de même possible de solliciter ses proches, c’est ce qu’on appelle la LOVE MONEY !

Opter pour la location-gérance

La location gérance de fonds de commerce est une solution idéale pour ceux qui souhaitent reprendre une entreprise mais ne possèdent pas des fonds nécessaires.

C’est un contrat qui permet à une entreprise propriétaire d’un fonds de commerce de confier à une autre entreprise la gestion, et non plus la propriété, de son fonds. De son côté, le gérant verse au propriétaire une certaine redevance.

Souvent utilisée avant l’acquisition de l’entreprise, cette solution permet au locataire-gérant de tester l’activité et de vérifier sa cohésion avec ses attentes. L’inconvénient est que ce dernier ne peut pas s’introduire dans la gestion de l’entreprise, il peut seulement exploiter l’activité.

Alors qu’elle présente de nombreux avantages (dilution des risques, possibilité de tester l’activité de l’entreprise avant de la reprendre, absence d’investissement financier…), la location gérance a bien évidemment des limites. En plus, le locataire-gérant engage sa responsabilité sur les dettes contractées durant l’exploitation de l’activité et ne profite pas directement des fruits de son travail.

Il est à noter qu’un entrepreneur peut donner son fonds de commerce en location-gérance à tout moment, quelle que soit la durée pendant laquelle il a exploité le fonds.

Le cas d’une affaire familiale

Deux options se présentent dans ce cas :

D’une part, on trouve la cession du fonds de commerce (ou des parts de la société). Elle s’avère très avantageuse pour le repreneur, parce que les conditions de financement sont assouplies et la vente de l’entreprise est exonérée des plus-values de cession dès lors que la valeur de l'entreprise est inférieure à 300 000€.

De l’autre, on trouve la donation de l’entreprise, où de nombreuses dispositions fiscales réduisent les droits de succession dus par les descendants du chef d’entreprise à son décès. Ces dispositions fiscales portent sur les droits de succession, les droits de mutation et les plus-values professionnelles.

Par exemple, la donation est exonérée des plus-values professionnelles si l'exploitation de l’entreprise est poursuivie pendant 5 ans minimum après la date de la transmission.

En l’absence d’apport financier, le repreneur aura plutôt intérêt à se porter vers la donation. À condition, bien évidemment, que la transmission ait été mûrement préparée, et que les conséquences juridiques et fiscales aient été étudiées.

En conclusion, il est possible de reprendre une entreprise sans apport, ou avec peu d’apport, en cumulant les aides à la reprise d’entreprise aux méthodes de financement traditionnelles. Il ne faut surtout pas oublier que les franchiseurs sont là pour soutenir leurs franchisés dans leurs démarches. Le prix d’une franchise varie selon l’activité de l’entreprise, son emplacement et son ancienneté.

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