Dossiers de la franchise

Interview de Jean-Christophe Sozza

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Le 2 décembre 2010, lors de la publication des résultats de la 7ème Enquête Annuelle sur la franchise réalisée par la Banque Populaire, la Fédération Française de la Franchise, Le Figaro Economie et l’institut CSA, nous avons interrogé Jean-Christophe Sozza, Responsable Franchise et Commerce Associé pour les Banques Populaires – BPCE sur les grands enseignements de cette Etude exclusive.





1 - Samuel Burner:En parallèle des chiffres communiqués, quels sont, selon vous, les grands enseignements de cette 7ème Enquête Annuelle?

Jean-Christophe Sozza: Cette 7ème Enquête Annuelle confirme les impressions perçues en 2009, à savoir la très bonne résistance de la franchise en période de crise. En 2010, sur notre panel de 400 franchisés, 63% d’entre eux ont ainsi déclaré avoir maintenu ou vu progresser leur chiffre d’affaires.
L’autre enseignement est la satisfaction affichée par le franchisé de son propre état. C’est près de 70% d’entre eux qui sont satisfaits de leur projet professionnel et 72% se déclarent très optimistes. Et selon les franchiseurs, 93% des franchisés interrogés reconduisent leur contrat à son terme.

2- Samuel Burner:Dans ce contexte,tous les réseaux se comportent-ils de la même manière?

Jean-Christophe Sozza: Il faut bien distinguer les petites structures des autres. Ce sont en effet les plus petites structures implantées dans les villes de moins de 100 000 habitants qui tirent un peu les chiffres vers le bas. Ces unités, qui fonctionnent avec seulement 1 ou 2 personnes, connaissent davantage de difficultés que les plus grandes. A l’inverse, les plus grosses unités en franchise sont également celles qui recrutent le plus de salariés pour développer leurs affaires.

3- Samuel Burner:Quelles sont les attentes des franchisés de la part de la tête de réseau? Cela évolue-t-il depuis la dernière enquête?

Jean-Christophe Sozza: Le franchiseur a des obligations. Son franchisé attend de lui également la mobilisation de moyens afin pouvoir faire face à l’évolution du comportement du consommateur. Pour certains d’entre eux, le point de vente devient une source de préoccupation, ne serait-ce que pour des raisons relationnelles. Le franchisé attend également des solutions de la part de son franchiseur, pour fidéliser un client de plus en plus nomade.

4- Samuel Burner:Cette année, l’enquête insiste également sur l’importance de la formation dans la transmission du savoir-faire.Un mot de précision sur cet aspect?

Jean-Christophe Sozza: La formation se diversifie. Les franchisés ne recherchent plus uniquement des modules consacrés au marketing et aux techniques de vente. La demande des franchisés s’élargit. De plus en plus, ils s’intéressent à la transmission du savoir être. Nous avons vu apparaître cette année des besoins en coaching personnel, ce qui est une grande première dans le domaine de la franchise.

5- Samuel Burner: D’une année sur l’autre, assiste-t-on à un bouleversement du profil des franchisés?

Jean-Christophe Sozza: Une chose est sure. Nous voyons apparaître de moins de moins d’investisseurs dans le secteur de la franchise. C’est une des conséquences directes du contexte économique actuel. Dans ce contexte, les franchiseurs ont tendance à se détourner de ce type de profils. Ils recherchent davantage des profils d’exploitants. Dans un autre ordre idée, nous voyons également de plus en plus de commerçants installés être recrutés par les franchiseurs. Dans un contexte de crise, les franchiseurs cherchent avant tout des profils opérationnels, sensés être plus réactifs.

Retrouvez l’enquête Banques Populaires - Fédération Française de la Franchise dans son intégralité, en cliquant ici.

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