Comment se lancer dans la restauration rapide ?

Aujourd’hui, presque 1 Français sur 3 mange dans un fast-food 1 fois/mois et 20% des salariés s’y rendent pour leur pause déjeuner. Les fast-foods représentent une grande partie de la restauration, voire même plus de la moitié. En effet, une récente étude nous indique que sur 19 000 ouvertures de restaurants, 13 000 étaient des fast-foods. Ce qui fait que se lancer dans la restauration est une bonne affaire, néanmoins, il faudra passer par certaines étapes. Mais alors, comment se lancer dans la restauration rapide ?

Les étapes pour se lancer dans la restauration rapide

Etape 1 : Faire le bilan de ses compétences

Ouvrir un restaurant est souvent l’alternative idéale entre le traditionnel et le food-truck. Cependant, elle ne représente pas toujours la solution la plus convenable à son projet ou sa personnalité. Une raison pour laquelle les fast-foods sont parmi les plus impactés par les fermetures précoces dans le secteur. Pour éviter de tomber dans une telle situation, il faut se poser les bonnes questions :

  • Suis-je suffisamment motivé pour ouvrir un fast-food ?
  • Ai-je les compétences nécessaires pour gérer une entreprise ?
  • Ma vie personnelle est-elle en adéquation avec mes objectifs professionnels ?

En effet, être restaurateur ne s’improvise pas ! Le milieu demande de de nombreuses qualités : motivation, rigueur, créativité, volonté, savoir-faire et discipline…

Etape 2 : Vérifier que son projet fait partie de la restauration rapide

Comment se lancer dans la restauration rapide ?

Créer un restaurant de type restauration rapide c’est proposer au comptoir des aliments et des boissons à consommer sur place ou à emporter, présentés dans des conditionnements jetables.

On parle donc des activités suivantes :

  • Les fast-foods traditionnels,
  • Les pizzerias qui proposent des ventes à emporter,
  • Les viennoiseries, croissanteries, crêperies,
  • Les sandwicheries, qui constituent une activité principale ou une activité complémentaire,
  • Les friteries,
  • Les services au volant,
  • La vente de glaces à consommer sur place/à emporter,
  • Les activités des salons de thé.

D’autre part, l’ouverture d’un restaurant rapide demande le suivi de nombreuses formalités liées à l’hygiène : l’élaboration d’un plan de maîtrise sanitaire, la réalisation d’une formation autour de l’hygiène alimentaire et la déclaration de la manipulation de denrées alimentaires d’origine animale.

Etape 3 : Etablir son business plan

Etablir un business plan c’est se pencher sur la stratégie de son fast-food. Cela passe par certains points, à savoir :

  • Faire une étude de marché, pour s’assurer de la viabilité de son projet dans ce secteur très concurrentiel,
  • Choisir et gérer ses locaux, l’emplacement ayant une influence directe sur ses résultats,
  • Evaluer le budget nécessaire, tenant compte des fournisseurs dont on fera appel, des particularités de la TVA en restauration…,
  • Choisir le type de structure juridique, sachant que les formes juridiques les plus plébiscitées sont les SARL et les EURL puisque 49% des restaurants choisissent ces formes de sociétés.

La rédaction du business plan permet de dégager les axes sur lesquels on se focalisera mais aussi de convaincre ses partenaires financiers.

Etape 4 : Effectuer les formations obligatoires pour se lancer dans la restauration rapide

Si l’ouverture d’un restaurant rapide ou traditionnel ne requiert aucun diplôme, certaines formations sont obligatoires :

Formation pour le permis d’exploitation, obligatoire pour les personnes qui souhaitent vendre des boissons alcoolisées pour une consommation sur place ou à emporter. Le permis d’exploitation est obtenu suite à une formation organisée par les chambres de commerce et d’industrie ou par l’un des organismes de formation agréés par l’arrêté du ministre de l’intérieur. Après 10 ans, il sera prolongé de 10 ans supplémentaires après une formation de mise à jour de connaissances d’une journée.

Formation en matière d’hygiène alimentaire (HACCP), le respect des règles d’hygiène étant primordial dans un restaurant. Cette formation n’est pas nécessaire s’il existe, parmi le personnel une personne justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins 3 ans au sein d’une entreprise du secteur alimentaire ou une personne ayant obtenu après le 1er janvier 2006 (date d’entrée en vigueur du paquet Hygiène), un des diplômes/titres professionnels précisés par l’arrêté du 25 novembre 2011.

Etape 5 : restauration rapide, en indépendant ou franchisé ?

Moins risqué que la création d’un tout nouveau concept, se lancer en franchise permet de bénéficier immédiatement de la réputation d’une enseigne.

Dans le cadre d’un contrat, le franchiseur permet à son franchisé d’exploiter une franchise concernant différents produits et services, en échange d’une compensation directe ou indirecte. Le restaurateur est assisté par le franchiseur dans toutes les étapes de la création de son restaurant.

En passant par une franchise, 9 restaurants sur 10 restent ouverts après plusieurs années d’exercice contre près de 50% de non franchisés. Dès lors, opter pour la franchise est gage de rentabilité.

Etape 6 : Réaliser les démarches administratives

En fonction de la forme juridique choisie, différentes formalités sont nécessaires :

  • Immatriculation au répertoire des métiers (RM) et au registre du commerce et des sociétés (RCS), si on compte vendre également des plats à emporter,
  • Déclaration de l’entreprise aux services des impôts,
  • Rattachement au régime des indépendants, géré par l’URSSAF.

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