Dossiers de la franchise

Ouvrir sa franchise avec un apport restreint

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Vous souhaitez devenir chef d’entreprise en ouvrant une franchise ? Votre apport personnel est limité ? Certains franchiseurs proposent de prendre part au capital social de l’entreprise franchisée, avec un contrat dit de franchise participative. Une solution pour concrétiser son projet avec un apport personnel parfois restreint. Si la formule est souvent décriée, elle trouve aussi ses adeptes dans le monde de la franchise.

Pour certains la franchise participative n’a qu’un but : le contrôle du franchiseur du présent et de l’avenir de la société de son franchisé. Il est vrai que la franchise participative peut apparaître comme un principe un peu contraire à la notion de commerce indépendant inhérent à la franchise. C’est loin d’être l’avis d’Eric Villedieu, Directeur exécutif de FL Expansion, une filiale du groupe FL Finance, propriétaire des enseignes La Boîte à Pizza et Esthetic Center. " Nos franchisés doivent rester maîtres de leur entreprise ... " Créée en octobre dernier, cette filiale a pour but de soutenir les futurs candidats à la franchise dans leurs projets d’ouverture ou de reprise de point de vente. « Aujourd’hui, les entrepreneurs qui souhaitent rejoindre nos réseaux doivent présenter un apport personnel d’au moins 30% pour espérer concrétiser leur création. Pour les aider à obtenir plus facilement un financement, notre filiale s’engage financièrement à hauteur de 10 à 35 % du capital, ce qui représente environ 20 000 euros par dossier. » La minorité de blocage, effective à partir de 33% de participation au capital, serait le point de discorde pour les opposants à ce type de contrat. Pourtant, selon Eric Villedieu, « cette minorité entraîne uniquement une discussion dans le cas où le franchisé souhaite procéder à une augmentation de capital visant à diluer le franchiseur. A part cela, le franchisé, dès lors qu’il possède 51% du capital, est libre de diriger sa société comme il le désire, avec une seule obligation : celle de convoquer ses associés pour l’Assemblée Générale annuelle. » Le franchiseur se pose donc bien comme un partenaire financier dormant et n’intervient pas dans la gestion de la société, en restant dans une logique de participation minoritaire. « Nos franchisés doivent rester maîtres de leur entreprise et se construire un patrimoine. Par ailleurs, nous leur donnons l’opportunité de racheter la totalité des parts à partir de la deuxième ou troisième année. » Avec ce contrat de franchise participative, le groupe envisage l’ouverture de 5 à 10 points de vente, sur chacune de ses enseignes, en 2013.
Wall Street Institute a fait de la franchise participative son unique contrat. Le franchiseur investit donc à hauteur de 20% dans le capital de ses franchisés. « Ce nouveau contrat a réellement modifié notre relation avec nos franchisés. Ils sont conscients que notre réussite passe désormais par la leur, c’est une relation saine avec une prise de risque commune», indique  Natanaël Wright, Président de Wall Street Institute France. La moitié des franchisés du réseau a d’ores et déjà signé ce nouveau contrat à durée indéterminée.  « Chaque franchisé ayant signé ce contrat en a profité pour s’implanter sur une nouvelle zone. C’est très positif. Dans une période économique compliquée, ce contrat de franchise participative rassure également les banques. » L’entreprise, qui aligne actuellement 65 centres en France, ambitionne d’ouvrir 100 unités supplémentaires dans les 10 prochaines années. Autant d’opportunités pour des franchisés aux moyens limités.

Ces enseignes rentables recrutent
Franchise  AvivA Cuisines
AvivA Cuisines

Garanti à vivre

Apport 80 000 €

Franchise Cuisines Références
Cuisines Références

Le 1er réseau de cuisinistes de proximité

Apport 20 000 €

Franchise Mobalpa
Mobalpa

Cuisines, salle de bains et rangements sur mesure

Apport 60 000 €

Franchise Perene
Perene

Agencement et décoration d'intérieurs

Apport 40 000 €

En mars dernier, Cuisines AvivA, réseau spécialisé dans les cuisines low-cost, annonçait la mise en place de la franchise participative au sein de son réseau, souhaitant apporter « une réponse aux candidats qui ne disposent pas de capacités financières suffisantes. » « Parce que le déploiement d’une enseigne ne peut se limiter à des schémas de financements figés, dans un secteur devenu extrêmement concurrentiel, l’innovation en matière de modèle économique confère à l’entreprise davantage de moyens pour recruter et investir des territoires d’implantation stratégique », clame Georges Abbou, président fondateur de l’enseigne.

La franchise participative, sous quelles conditions ?

En étant associé à son franchisé, selon le niveau d’investissement au capital, le franchiseur peut s’opposer à certaines décisions, notamment celles liées à la vente du fonds de commerce. Une situation de blocage puisque le franchisé ne peut pas vendre son entreprise sans l’accord du franchiseur.  Pour éviter tout conflit, les bases de la relation doivent être claires. Les dates et conditions de sortie du capital doivent ainsi être spécifiquement définies dans un pacte d’actionnaires. Pour Christophe Bellet qui dirige Gagner en franchise, un cabinet de conseil en franchise, le système de franchise participative s’avère porteur, à condition de respecter certaines règles. « Avec toutes les difficultés économiques du moment, les franchisés ont de plus en plus de mal à obtenir leur financement. Le rôle de la tête de réseau dans le cadre de la franchise participative est primordial, à condition de bien ficeler juridiquement le contrat de manière à ce que le franchisé demeure indépendant. » Dans les faits, le soutien financier du franchiseur envoie un message positif aux banques. « Quand nous engageons nos fonds personnels, nous sommes d’autant plus vigilants à la qualité des partenaires. La franchise participative nous permet de ne pas perdre de très bons candidats à qui il manque parfois une dizaine de milliers d’euros pour réaliser leur projet », conclut Eric Villedieu.
 

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