Dossiers de la franchise

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Un emplacement de premier ordre grâce à la franchise

Parmi les innombrables questions qu’un créateur d’entreprise est amené à se poser, la problématique du local est centrale car un commerce ne pourra bien fonctionner que s’il est bien placé. Dans le cas d’une franchise, l’entrepreneur pourra-t-il bénéficier du soutien de la tête de réseau dans sa recherche ? La marque peut-elle proposer des emplacements clé en main ? Est-ce le franchiseur qui a le dernier mot sur le choix de l’implantation ? Autant de questions cruciales auxquelles nous allons tenter de répondre en prenant pour exemples des enseignes aussi diverses que Poivre Rouge, Del Arte ou Montre Service…

Un cahier des charges à respecter

Tout d’abord, parmi les multiples recommandations et obligations que le franchiseur fait passer à son futur franchisé à travers son contrat, la question du lieu d’implantation figure en bonne place dans le cahier des charges. On y précise non seulement la surface minimale et maximale mais aussi la longueur de la vitrine e mètre linéaire. En fonction de l’activité, il peut également être nécessaire d’avoir un local de plain pied (et non en étage) et de disposer de places de parking (on pense à certaines enseignes de bricolage type Bricomarché , Mr Bricolage ou Agem .

Certains secteurs d’activité se prêtent bien à des implantations en centre commercial ( Mister Minit  ou Montre Service ), quand d’autres nécessitent des axes passants numéro 1 ( The Kase ), ou de la périphérie ( Cash Converters ou les bâtiments solo de Del Arte ).

De quoi rassurer son banquier comme son agent immobilier

Christophe Bellet Dans le cadre d’un projet de création de magasin, il est évident que la notoriété d’une enseigne peut faire la différence lorsqu’on pousse la porte de son banquier ou de son agence immobilière. Les grands pôles bancaires français ont d’ailleurs tous des départements dédiés à la franchise qui peuvent conseiller le futur créateur à propos du choix de son emplacement. 

«  Les franchiseurs matures ont nécessairement dans leur organisation une équipe dédiée à la recherche de locaux  » corrobore Christophe Bellet, fondateur du cabinet de conseil Gagner en Franchise . Sillonnant le pays, ces spécialistes de l’immobilier sont à l’affût de toute opportunité (cession, départs en retraite, changement d’enseigne…). Il arrive même assez fréquemment qu’un franchiseur dispose d’un local de premier ordre, et cherche un franchisé pour l’exploiter.

Au Groupement des Mousquetaires (qu’ Intermarché , Roady , Bricomarché ,  Netto …) c’est la structure ImmoMousquetaires qui est en charge de commercialiser les locaux de la foncière du mouvement. Un système dont ont pu profiter Sabine et Frédéric Declinchamp. Oeuvrant tous deux dans la restauration indépendante dans l’Yonne, ils ont souhaité créer leur entreprise mais le terrain qu’ils souhaitaient acquérir n’était pas à leur portée. ImmoMousquetaires l’a alors acheté, permettant au couple de réaliser leur rêve. «  Nous sommes aujourd’hui locataires et avons pu ouvrir notre Poivre Rouge   à Saint-Clément, près de Sens, en apportant 120 000 € et 400 000 € pour le fonds de commerce. Nous sommes aujourd’hui bénéficiaires et un an après, nous avons le projet d’ouvrir un deuxième Poivre Rouge à proximité.  » Ce cas de figure est moins répandu dans les jeunes réseaux, même s’ils disposent bien entendu eux aussi d’un cahier des charges définissant clairement le type de local convenant à leur secteur d’activité.

La reprise, une bonne solution

Contrairement à une création ex-nihilo, reprendre un magasin présente l’avantage de disposer de données chiffrées et d’une clientèle constituée dès le premier jour. «  Dans ce cas, les négociations touchant au local seront tripartites : entre le franchiseur, le franchisé actuel et le repreneur, car le contrat de franchise est Institu Personae  » précise Christophe Bellet.  Il y a donc une double validation à passer pour le futur franchisé, d’autant que le franchiseur dispose d’une clause d’agrément lui donnant le dernier mot dans la transaction.

Il peut également arriver qu’un franchiseur souhaite transformer une succursale en franchise. Dans ce cas, les négociations se font exclusivement avec la tête de réseau.

Peut-on ouvrir une franchise sur l’emplacement de son choix ?

Comme nous ne cessons de le dire, le franchiseur valide nécessairement le local de son futur franchisé, afin de limiter les risques d’échec. « Ce processus est dans l’intérêt des deux parties, car un franchisé qui n’atteindrait pas ses objectifs seraient en proie à des difficultés personnelles, mais cela aurait également des conséquences pour le franchiseur : les royalties étant indexées sur le chiffre d’affaires, elles seront d’autant plus importantes que le magasin enregistrera de bons résultats  » conclut Christophe Bellet.

Là où le franchisé devra se plier aux exigences de la marque qu’il rejoint, un commerçant indépendant sera quant à lui le seul à prendre la décision d’investir dans tel ou tel local, avec les risques que cela comporte. Se greffer sur un réseau déjà constitué permet de faire baisser considérablement les risques concernant le choix de l’emplacement. En effet, on peut penser qu’un franchiseur à la tête d’un réseau de plusieurs dizaines d’unités aura l’expérience et la maturité nécessaires pour choisir l’implantation adéquate. Il en va de son intérêt mais également de l’intérêt de son franchisé.

L’Observatoire propose des dizaines de locaux à reprendre dans ses pages cessions. Les annonces concernent la France entière et il est possible de les cibler par montant, par région ou par surface. L’accès et la consultation sont entièrement gratuits, tout comme la mise en ligne des annonces.

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