Interview franchise La Boucherie Restaurant

Un entretien avec Christophe Mauxion, développement en France et à l’export

Christophe Mauxion - le

Créé en 1987, l'enseigne Restaurant la Boucherie a su s'imposer sur un marché concurrentiel en s'implantant en France et également à l'étranger. Depuis quelques mois, le groupe lance un nouveau concept de centre ville et souhaite ouvrir autant de restaurants de chacune de ses enseignes. Un challenge qui démarre bien, si l'on en croit les premiers résultats.

: Vous développez votre enseigne en France, mais aussi à l’export. Quels sont vos objectifs ?

Christophe Mauxion : Aujourd’hui, le réseau compte 35 restaurants dont 5 à l’étranger.
Mais en réalité, nous nous développons à l’étranger, plus par opportunités. Nous sommes régulièrement contactés par des entrepreneurs étrangers qui souhaitent trouver un nouveau concept de restauration française. C’est ainsi que nous avons signé en Thaïlande, en Russie, Moldavie, Suisse et au Luxembourg.
Vous savez nous avons un concept qui permet de dégager une bonne rentabilité, et en particulier à l’export, compte tenu des charges de TVA, de main d’œuvre qui sont inférieures dans de très nombreux pays.
Concernant nos recherches, nous souhaitons nous implanter aux USA, au Canada, au Maghreb, en Europe de l’Est et en Asie. Bien entendu, il y a de nombreux pays ou il sera difficile de s’implanter, compte tenu des barrières culturelles et donc des difficultés d’adaptation du concept.
Cependant, nous avons maintenant une bonne expérience de ce qui est à faire pour s’implanter à l’étranger. Les problèmes sont nombreux : langues et alphabets différents, habitudes alimentaires... Mais jusqu’ici, nous nous en sommes plutôt bien sortis. En Russie, notamment, nous sommes en cours de préparation de deux restaurants. Nous devons apporter cette touche française et adapter la carte en fonction des habitudes. La viande en particulier n’est pas préparée comme chez nous. Nous devons en tenir compte.
Il ne s’agit pas de dénaturer le concept, mais ces modifications sont indispensables pour qu’un concept puisse séduire les consommateurs d’un autre pays.
Je pense que compte tenu du marché local, nous avons des espoirs de développement très intéressants.

Je crois que nous avons tellement travaillé sur le concept que nous avons maintenant un réel savoir-faire en matière de duplication.

Vous développez un nouveau concept de centre ville. Pouvez-vous nous le présenter ?

Nous lançons des restaurants de centre ville sous l’enseigne La Boucherie Café. Nous sommes partis du principe que les restaurants sont quasiment vides entre 15 heures et 19 heures. Nous nous privons donc d’une clientèle qui viendrait consommer dans l’après midi, mais aussi des clients qui en fin de journée viennent boire un verre et restent pour dîner.

Pour les attirer, et les conserver, nous avons un peu revu le concept, pour qu’il fonctionne en centre ville. La décoration a été légèrement aménagée, la carte également, nous y avons ajouté une formule « Snack ».
C’est un concept qui fonctionne dans des villes de plus de 10.000 habitants dans des affaires de plus de 50 places.
Evidemment, l’investissement n’a rien à voir avec un Restaurant La Boucherie puisqu’il est de l’ordre de 100.000 € tout compris.

Quels sont vos objectifs de développement pour ce nouveau concept ?

Nous avons déjà adapté 3 restaurants au nouveau concept. Je pense qu’en 2004 nous ouvrirons 6 ou 7 La Boucherie Café. L’idée étant d’ouvrir chaque année, autant de restaurant La Boucherie que de Boucherie Café. Quant au potentiel, je pense que l’on peut ouvrir un La Boucherie Café dans toutes les villes de plus de 10.000 habitants… En revanche, le potentiel des Restaurants La Boucherie est de 80 à 100 restaurants.

Qui sont les franchisés que vous recherchez ?

Ce peuvent être des restaurateurs indépendants qui veulent transformer leur établissement ou des gens issus ou non du métier, ou qui ont vendu leur commerce et par plaisir et passion souhaitent se lancer dans la restauration.
Concernant les créateurs de bâtiments solos, ils ont en général un profil d’investisseurs qui ont plusieurs entreprises et mettent un directeur à la tête du restaurant. L’investissement est important, de l’ordre de 1 million d’€, avec un apport personnel de l’ordre de 200 à 300.000 €. Les chiffres d’affaires sont également élevés, ils dépassent les 2 millions d’€, avec une marge confortable.
Concernant l’export, nous sommes en contact avec des entrepreneurs. En Russie, l’un de nos masters est déjà Master Kodak, un autre est franchisé Basking Robbins, en Suisse, notre Master possède également une importante affaire de livraison de pizza. Ce sont d’ailleurs des entrepreneurs que nous avons rencontrés sur les différents salons auxquels nous participons.
Cette année, nous ferons à nouveau les salons de Paris, Londres et Washington.

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